Le Nigeria débute l’année sur une pénurie de carburant

La pénurie de carburant qui a gâché les fêtes de Noël des Nigérians s’est prolongée jusqu’à la nouvelle année où les pompes à essence sont restées sèches dans plusieurs villes de ce pays producteur de pétrole.

Lagos, la capitale économique, semble la plus touchée par cette pénurie, qui a commencé quelques jours avant Noël et a persisté malgré les assurances de la Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC) qu’elle ne durerait pas.

Le Jour de l’An, plusieurs banlieusards n’ont pas pu se déplacer, tandis que les routes de la ville, habituellement encombrées, sont restées désertes, faute de carburant pour circuler. Des automobilistes désespérés ont pris d’assaut les quelques stations d’essence restées ouvertes, ce qui a provoqué des queues monstres.

Mardi, la presse locale a rapporté que certaines stations d’essence avaient augmenté le prix du carburant à la pompe, qui se vend officiellement à 65 nairas (50 cents) le litre, en anticipation d’une annonce, par le gouvernement, de l’augmentation des prix du carburant pour la nouvelle année. Mais aucune annonce officielle n’a été faite.

Le marché noir prospère

Les responsables de la NNPC ont été cités pour avoir déclaré qu’ils fermeraient les stations d’essence stockant le carburant ou l’écoulant à des prix non officiels. Le marché noir, où un litre de carburant est vendu jusqu’à 400 nairas le litre (3 dollars US), continue à prospérer malgré les interdictions de la Police contre la vente de carburant dans des bidons.

La pénurie de carburant, en particulier à Lagos, est attribuée à plusieurs facteurs, dont la récente explosion d’un oléoduc qui a provoqué un incendie qui a tué plus de 200 personnes, la rétention des stocks et un approvisionnement inadéquat.

Le Nigeria, plus gros producteur de pétrole d’Afrique, connaît de nombreuses pénuries de carburant, principalement en raison de l’inefficacité des raffineries locales.