Le masque en partage

Pour admirer, comprendre ou acheter les masques d’Afrique noire… le Musée d’art africain de Yuri et Ilya Raskin est incontournable. Mis en ligne par ces deux passionnés d’art africain, il est l’un des sites les plus complets en ce qui concerne les masques du continent.

A comme Ababua, Ababwa, Adouma, Ashanti… B comme Babemba, Badjo, Bakongo, Basonge… Z comme Zande, Zombo, Zukuma… A comme African Art Museum. Le musée de l’art africain. Le site, uniquement en anglais, est certainement l’un des plus riches en ce qui concerne les masques africains de l’ensemble du continent. Il est le fruit d’une passion que partagent Yuri Raskin, analyste informatique à la retraite américain, et son fils Ilya, professeur à l’Université du New Jersey.

Cela fait 25 ans que Raskin père consacre le plus clair de son temps à sa collection. Il a rassemblé aujourd’hui, avec l’aide de son fils, quelque 1 200 pièces de 100 groupes ethniques différents : des masques bien sûr mais aussi des statues en bronze et en bois, des objets religieux, rituels et domestiques, des armes et du mobilier.

Petit commerce

Chaque pièce a son histoire, réécrite par la main de Yuri et Ilya qui authentifient autant que faire se peut chacun de leurs objets. Car les Raskin rappellent qu’il n’existe pas de méthode scientifique permettant de dater le bois et que, par conséquent, il est parfois difficile de donner la date exacte de production. Sur le site, les amateurs pourront admirer les spécimens, accompagnés de fiches pratiques. Ces dernières concernent l’ethnie d’origine et permettent de glaner des informations artistiques, culturelles et historiques. L’internaute peut également savoir quelles sont les pièces les plus récentes de la collection et les voir directement.

Yuri propose de la vente en ligne, ce qu’il appelle son  » petit commerce « ,  » à des prix bien inférieurs à ceux pratiqués dans les galeries traditionnelles « , assure-t-il. Plus de 400 masques sont à vendre,  » pièces authentiques, uniques et rares « , dénichées aux  » meilleurs endroits  » du continent ou dans des collections privées. Et si vous ne parlez anglais, apprenez au moins le langage des masques…

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