Le Maroc sur la route de l’internationalisation de Renault

Le constructeur automobile français acquiert 30 % supplémentaires de sa filiale Renault Maroc et prend le contrôle de l’importateur de son allié Nissan.

Renault, leader sur le marché automobile marocain avec 27, 4 % de parts de marché, vient d’annoncer le rachat à la Société nationale d’investissement (SNI, division du groupe public multi-sectoriel ONA) de 30 % supplémentaires de sa filiale de distribution Renault Maroc. La participation du quatrième constructeur automobile mondial dans sa filiale est désormais de 80 %. Par ailleurs, Renault intègre à ses actifs la SIAB, l’importatrice des véhicules japonais Nissan dans le royaume.

Un an et demi après l’acquisition, par Renault, de près de 35 % du capital du géant fatigué Nissan, les deux constructeurs poursuivent leur stratégie de  » croissance rentable « , en s’épaulant mutuellement sur les marchés où l’un des deux acteurs est plus faible que l’autre. Au Maroc, c’est Nissan qui tient le rôle du Petit Poucet, avec une part de marché de 2,1 % pour seulement 900 voitures vendues en 1999.

En rachetant l’indépendant SIAB, Renault entend développer les ventes de Nissan et vise 5 % de parts de marché en 2005. Selon le principal constructeur français, l’opération marquerait également sa  » confiance dans l’économie marocaine « . Renault assemble localement des véhicules utilitaires Express et Kangoo dans son usine de Casablanca (SOMACA). Les modèles de la firme sont distribués par un réseau de dix-huit concessionnaires.

Les constructeurs français en tête

Une étude publiée en février 1999 par l’Association marocaine de l’industrie et du commerce automobile (AMICA) montrait que le marché automobile marocain est caractérisé par une croissance faible, par la domination des constructeurs français et par la prédominance du marché de l’occasion. Selon le cabinet d »analystes GIS, 1,06 million de voitures particulières sont en circulation, mais moins de 45 000 voitures neuves auraient été vendues l’année dernière.

Le marché des petites voitures représentait, en 1997, près de quatre ventes sur dix au Maroc. Après les français Renault et PSA (Peugeot et Citroën), les meilleurs parts de marché étaient obtenues par l’italien Fiat (14 %) et les allemands Mercedes ( groupe DaimlerChrysler, 11 %) et Volkswagen (groupe VAG, 4 %).