Le Maroc estime « nécessaire » le dialogue avec Alger sur le Sahara

Le ministre marocain de l’Intérieur, Chakib Benmoussa, a souligné que le règlement du conflit du Sahara occidental passe par un « dialogue direct » entre son pays et l’Algérie.

« Il est impossible de parvenir à un règlement sans une implication totale de ce pays dans le processus de paix », a indiqué M. Benmoussa lors de la réunion hebdomadaire jeudi à Rabat du Conseil de gouvernement.

M. Benmoussa, dont les propos sont cités vendredi par la presse locale, a, en outre, évoqué le blocage lors du 4e round de négociations de Manhasset, dans la banlieue de New York, qui a réuni du 16 au 18 mars, sous l’égide de l’ONU, le Maroc et le Front Polisario.

Cette réunion n’a pas permis d’entamer de « véritables négociations » sur le projet d’autonomie du Maroc « parce que les autres parties ont procédé à une lecture sélective des textes et résolutions onusiennes et leur ont donné des interprétations étriquées qui servent leurs intérêts », a-t-il ajouté.

Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental est sous contrôle du Maroc depuis 1975.

En avril dernier, le Maroc avait soumis à l’ONU un projet d’autonomie pour le Sahara occidental, qui prévoit un Parlement et un gouvernement autonomes. Le secteur de l’Education ou la gestion des affaires du territoire reviendraient à ce pouvoir autonome, alors que les Affaires étrangères, la Défense, la Monnaie, la Gendarmerie ou la Douane devraient rester aux mains de Rabat.

Le Polisario, mouvement indépendantiste soutenu par l’Algérie, rejette jusqu’ici le projet marocain d’autonomie et réaffirme « le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination ».