Le Mali lâché par ses pairs africains

Après l’arrestation de son Président, IBK, par l’armée nationale, suivi de la démission du chef de l’Etat de ce pays d’Afrique de l’Ouest, le Mali est suspendu par l’Union Africaine.

L’Union Africaine a annoncé, ce mercredi 19 août 2020, la suspension du Mali après le coup d’État mené par des militaires, la veille, et qui a conduit le Président, Ibrahim Boubacar Keïta, à la démission.

Les 15 membres du Conseil de sécurité de l’Union Africaine ont précisé, dans un message relayé sur Twitter, que cette suspension s’étendra « jusqu’à la restauration de l’ordre constitutionnel » dans le pays. De plus, l’Union Africaine « demande la libération du Président Keïta, du Premier ministre et des autres membres du gouvernement détenus de force par l’armée », apprend-on de RFI.

L’Union Africaine était beaucoup plus préoccupé par la libération du Président IBK et de sa bande. Le président en exercice de l’Union Africaine, le Sud-Africain Cyril Ramaphosa, a condamné,ce mercredi le « changement inconstitutionnel » de régime au Mali et exigé la « libération immédiate » du Président Ibrahim Boubacar Keïta arrêté la veille par l’armée.

Dans un communiqué publié par la présidence sud-africaine, M. Ramaphosa a « condamné le changement inconstitutionnel de gouvernement au Mali » et « exigé la libération immédiate du Président, du Premier ministre et des autres ministres », appelant l’armée à « rentrer dans les casernes ».

En attendant, la vie semble revenue dans les artères de la capitale Bamako et de plusieurs régions du pays, selon des sources locales. Mais jusqu’à quand ?