Le Kenya plaide pour la fin de l’embargo européen sur ses poissons

Le Kenya cherche a se concilier les grâces de l’Union européenne. Bruxelles a fermé ses frontières aux exportations est-africaines de poisson. Invoquant des raisons d’hygiènes.

Le Kenya observe avec grand espoir les démarches européennes en vue de réétudier les questions liées à l’embargo sur le poisson imposé par Bruxelles à Nairobi pour raisons sanitaires. A priori la chose est bien engagée. Trois députées européennes ont annoncé au sortir d’une rencontre avec M. Ongeri, le ministre kenyan de la Santé publique que l’embargo sur les exportations halieutiques, qui occasionnent une perte sèche de cinq milliards de shillings, ferait partie des points examinés au cours de la prochaine session du parlement.

Les trois parlementaires vont soumettre à l’Assemblée de Strasbourg un rapport sur les mesures prises par Nairobi pour éviter la contamination de ses exportations. Mais la décision finale appartient à trois autres instances : la Commission européenne, le Conseil des ministres et la Cour européenne de justice.

Petites embarcations

M Ongeri a interrogé les représentantes de l’UE sur les motifs de ce refus d’importation, sachant que la Tanzanie qui exploite les eaux du lac Victoria, au même titre que l’Ouganda et le Kenya n’est plus soumise à embargo. Cette question intervient alors que le Kenya vient de perdre deux places au classement du rapport Afrique- compétitivité établi par le Forum de l’économie mondiale, passant de la 22è à la 24 ème place.

Les officiels kenyans ont par ailleurs décidé de mettre en place des assises nationales pour discuter des moyens à adopter en vue de changer l’image des produits kenyans.

Le secrétaire permanent pour l’agriculture et le développement rural a pourtant affirmé que pas moins de 120 arrêtés parlementaires avaient été pris afin de stimuler les performances de l’agriculture du pays.

La flotte de pêche des pays est-africains soumis à embargo est essentiellement composée de petites embarcations barrées par des indépendants. Les revenus engendrés par leur activité ne leur permettent pas d’investir pour l’hygiène et la modernisation.