Le Japon et l’Algérie renforcent leur coopération économique et prennent des mesures de lutte contre le terrorisme

En déplacement à Alger, Taro Kono ministre japonais des Affaires étrangères, a assuré, jeudi, que l’Algérie contribue à la stabilité de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Les ministres des Affaires étrangères du Japon et de l’Algérie ont déclaré qu’ils allaient renforcer la coopération entre les deux pays dans le domaine de la lutte contre le terrorisme.

Le ministre japonais des Affaires étrangères, Taro Kono, a rencontré, jeudi 27 décembre 2018, Abdelkader Messahel son homologue algérien, lors de sa tournée dans les pays d’Afrique du Nord. Le chef de la diplomatie japonaise a rappelé l’importance des liens qui unissent les deux pays depuis l’ouverture à Tokyo, en 1958, d’un bureau de représentation du Front de libération nationale (FLN historique) et l’établissement de relations officielles diplomatiques en 1962.

Taro Kono a rappelé toute l’attention que le Japon prêtait à l’Algérie, précisant que « nous avons convenu de faire avancer les dossiers dans le domaine des investissements ainsi que celui de la non double imposition entre les deux pays », afin de favoriser le développement des investissements et des relations commerciales. Les deux parties ont convenu de travailler sur un traité d’investissement afin de faciliter l’entrée d’entreprises japonaises en Algérie.

Les deux pays ont par ailleurs discuté de mesures antiterroristes à renforcer à la suite de la prise d’otage de 2013 sur le site gazier d’In Amenas en Algérie, qui avait entraîné la mort de plusieurs ressortissants japonais.

Taro Kono et Abdelkader Messahel ont convenu de tenir une réunion sur les sujets de lutte contre le terrorisme, en 2019, car les conditions de sécurité sont importantes pour les entreprises japonaises souhaitant exercer leurs activités en Algérie.

Taro Kono qui quittera l’Algérie ce vendredi, a ajouté qu’il espérait que des entreprises japonaises de différents secteurs entreraient sur le marché algérien pour contribuer à la diversification de l’économie de ce pays d’Afrique du Nord.