Le Gabon promet de lutter contre la corruption et le blanchiment de capitaux

La commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI) en partenariat avec l’agence nationale d’investigation financière (ANINF) et le fonds des nations-unies pour le développement (PNUD), organise depuis ce mercredi 10 février 2015 à Libreville, un atelier de formation sur les outils de suivi-évaluation et la gestion axée sur les résultats, dans le cadre de la mise en œuvre du document de stratégie nationale de lutte contre la corruption
et le blanchiment de capitaux.

Les travaux de cet atelier ont démarré en présence du représentant résident du fond des nations-unies pour le développement, madame Marie- Evelyne Petrus Barry, du secrétaire général du ministère de l’économie représentant le ministre, Amidou Okaba et du président de la commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite, Dieudonné Ondounga Awassi.

Cet atelier, organisé à l’endroit des agents publics, des personnalités du secteur privé et des acteurs de la société civile a pour but selon Dieudonné Ondounga Awassi « de permettre aux participants d’avoir une compréhension fondamentale des objectifs, des processus, des normes, des règles et des principes directeurs du suivi-évaluation et la gestion axée sur les résultats dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre l’enrichissement illicite et le blanchiment de capitaux ».

Les travaux de cet atelier prennent fin mardi. Les thématiques porteront entre autres sur le système de suivi-évaluation, la planification et la gestion des risques et les méthodes d’identification et d’évaluation des indicateurs.

Du point de vue de l’indice de perception de la corruption (IPC), le Gabon est à 34/100 (2015) par rapport à 37/100 (2014), 34/100 (2013) et 35/100 en 2012. Ce qui signifie que le Gabon ne se trouve pas dans le zone rouge avec moins de 30%. Mais le pays n’a pas encore obtenu un indice supérieur ou égal à 50% pour être dans la zone d’intégrité. La lutte contre la corruption et le blanchiment des capitaux est donc un objectif prioritaire et un impératif pour le Gabon.