Le Gabon favorable à une enquête internationale sur les conditions de reconduite des expatriés de Minkébé

Le gouvernement gabonais n’est pas être opposé à une enquête internationale sur les conditions des reconduites aux frontières, il y a quelques jours, d’une centaine d’expatriés qui exploitaient clandestinement les gisements d’or au parc de Minkébé. Ils se seraient également livrés à des actes de braconnage dans cette aire protégée.

Les autorités gabonaises ne sont pas contre une enquête internationale qui ferait la lumière sur les conditions des reconduites aux frontières des ressortissants étrangers accusés d’exploitation clandestine du sous-sol gabonais et de braconnage dans le parc de Minkébé, dans l’Ogooué-Ivindo. L’annonce faite après le conseil des ministres de ce mardi répond aux critiques de la presse faisant état des conditions de rapatriement inhumaines de ces expatriés. « Contrairement aux dires des intéressés, il n’y a eu ni torture ni mort d’hommes. Sur cette question, le Conseil des ministres n’est pas opposé à ce qu’une enquête internationale soit diligentée sur le déroulement des faits », indique le communiqué du gouvernement.

Les autorités gabonaises se défendent

Ce dernier, qui a pris l’opinion nationale et internationale à témoin, fait valoir que les ressortissants des pays concernés qui ont posé des actes allant à l’encontre de la sécurité nationale, auraient dû faire l’objet de poursuites judiciaires, tout comme les nationaux. IMais ils ont été simplement reconduits aux frontières, avance les autorités gabonaises au nom du respect des droits de l’Homme. Selon des sources concordantes, plus de 20 éléphants en moyenne sont tués illégalement chaque jour dans la zone de Minkébé par les ressortissants étrangers, avec la complicité des Gabonais.