Le foot en noir et blanc

De Nantes à Chelsea, en passant par Marseille, Milan et Accra, Marcel Desailly voyage à travers son passé dans Capitaine. Du foot, rien que du foot. Tant mieux, c’est l’heure de la Coupe du Monde.

Avant l’un de ses  » derniers grands rendez-vous sportifs « , le capitaine de l’équipe de France de football a voulu laisser une trace. Dans un style simple et agréable, il revient sur ces années écoulées à ne vivre que  » par et pour le foot « . Une affaire de passion. Du centre de formation de La Jonelière (à Nantes) au stade de Chelsea, le défenseur black retrace sa carrière de footballeur. S’il touche ses premiers ballons à côté des pros, il vit ses débuts dans  » l’ombre de Seth « , ce frère qu’il adore et qui le quittera trop tôt.

Une épreuve difficile à surmonter, mais qui le rendra plus fort à ses moments de doute. C’est à cette période que celui que l’on surnomme  » the rock  » fonde une solide amitié avec Blanchard (alias Didier Deschamps, sic). Elle ne sera jamais remise en question. Un ami fidèle, donc, dont il suivra de près les traces professionnelles… jusqu’à lui succéder en tant que capitaine de l’équipe de France. Côté travail, il préfère parler des gens qu’il aime (Titi Henry, Première lame Lizarazu ou encore le Snake, Youri Djorkaeff) et avec qui il partage les victoires sous le maillot bleu de l’équipe de France.

Français sans accident

En marge de ce parcours sans faille, le héros revient plus intimement sur son passé :  » Un Français par accident « . Que serait-il devenu si sa mère, Elisabeth, n’avait pas eu un jour une rencontre hors du commun, avec un certain Marcel Desailly, diplomate français ?  » Monsieur « , comme il l’aime à l’appeler avec respect.

Cette idylle le conduira dès ses 4 ans à vivre en France. Il échappera à son premier destin, celui d’un Ghanéen au prénom d’Odenkey. De sa mère,  » la gardienne de ses secrets « , il évoque tendrement et simplement l’histoire. Elle ne lui fera jamais oublier ses racines premières à Accra.

Aujourd’hui, s’il avoue ne pas connaître le prix d’une baguette, il souhaite  » descendre de son nuage pour mieux connaître son pays  » et transmettre à ses enfants (Victoria, Virgil et Marvin)  » ses points de repères africains « .

A l’heure de la Coupe du Monde, le capitaine  » français d’Afrique  » se prépare à jouer le premier match contre le Sénégal. Il y voit un signe du destin… On l’espère !

Orlane Dupont

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