Le fils d’Agatha Moudio

Après avoir gagné le Grand Prix Littéraire de l’Afrique Noire 1968 avec son roman « Le fils d’Agatha Moudio », le musicien et compositeur camerounais Francis Bebey s’en inspira pour écrire la fameuse chanson « Agatha », qui marqua le dialogue Nord-Sud francophone des années soixante-dix — dont nous avons eu une version récente par le rocker Rachid Taha.

« Les enfants, qu’ils viennent du péché de l’enfer, ou qu’ils sortent des meilleurs moules du ciel, se ressemblent tous. Ils viennent au monde, tous, gracieux et beaux, parlant le même langage muet de la paix et de l’amitié. Plus tard, hélas, plus tard, ils parleront celui combien plus bruyant et sot de la raison insensée qui fait la guerre et le racisme. Mais vive le présent resplendissant des anges noirs ou blancs ou jaunes ou rouges qui, tous de la même façon, abordent en souriant les plages mouvantes de l’existence, et chantent de la même innocente soif le lait maternel des premiers matins de la vie. Qu’ils deviennent plus tard ce qu’ils seront, tant pis s’ils ne deviennent pas de vrais hommes, ils auront au moins été des enfants. »

Le problème n’est pas que tout le village soit au courant que Mbenda dit “ La Loi ” soit un mari cocu… Si au moins ce fils café crème d’Agatha Moudio avait songé à prendre la couleur locale, la race serait sauve dans sa couleur visible ! Et puis ce n’est pas le premier enfant sans père qui lui vienne, à Mbenda ! Mais là, cet enfant-là, il s’obstine à rester blanc !

« Le fils d’Agatha Moudio » : un conte inclassable, participatif, musical et dansé !!!

Un musicien et une danseuse racontent et jouent tour à tour le conteur et les contés… Saxophone, percussions, flûtes pygmées, petites cuillères, grelots, graines… La musique se niche dans le creux de leurs pieds, au détour de chaque personnage. C’est une histoire de poids et de traditions, de fougue de jeunesse et de détresse, de métissage de couleurs de peaux et de couleurs de sons, une histoire intime qui parcourt les corps et les voix, une histoire d’en rire… en famille ou entre amis, sur scène ou pas, une histoire comme ça, à partager !

Adaptation, mise en scène et chorégraphie : Linda Gonin.

Textes : Francis Bebey.

Compositions originales de Toups Bebey (sauf « Agatha », chanson de Francis Bebey).

NOTE : 2 interprètes et un technicien, 1 heure.

version tout public en théâtre (projections vidéo)

version tout public in situ (sans projection)

version pour petits in situ (sans projection, ¾ d’heure)

version recréée avec la participation d’élèves de collège (5ème), nous jouons avec eux.

Pour plus d’information sur la pièce, à la MPT-MJC Jean Vilar d’Igny