Le FESPACO rend hommage à Thomas Sankara

La 24e édition du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou qui se tient du 28 févier au 7 mars 2015 rend hommage à Thomas Sankara. Emotion au pays des hommes intègres !

Vingt cinq ans après sa mort, Thomas Sankara occupe toujours les esprits des Burkinabè. Cette année, le FESPACO compte décerner le prix Thomas Sankara pour « célébrer la créativité et l’espérance panafricaines » de l’ancien Président du Burkina Faso assassiné en 1987. De plus, lors du festival, deux films intitulés respectivement « Twaaga » du Burkinabé Cédric Idi et le documentaire « Capitaine Thomas Sankara » du Suisse et Burkinabè Christophe Cupelin lui rendent hommage.

Le FESPACO ressuscite Thomas Sankara

A travers ces deux films projetés au FESPACO, Thomas Sankara revit le temps du festival. « Twaaga » du Burkinabé Cédric Idi retrace la vie d’un jeune garçon de huit ans durant les années où Thomas Sankara était au pouvoir et où il œuvrait afin de redresser l’économie et vaincre l’impérialisme occidental. S’agissant de « Capitaine Thomas Sankara », ce documentaire de Christophe Cupelin dresse le portrait de celui qu’il qualifie de « chantre de l’anti-impérialisme et du panafricanisme » durant ses années passées au pouvoir, de 1983 à 1987.

A la projection de ces films, l’émotion était au rendez-vous. Les spectateurs très émus n’ont cessé d’applaudir à chaque apparition de Thomas Sankara à l’écran du Ciné Neerwaya de Ouagadougou où le documentaire de Christophe Cupelin était projeté pour la première fois dans le pays. Ce film réalisé en 2012, n’a pu être projeté, car il a été banni des écrans durant le règne de Blaise Compaoré chassé fin octobre du pouvoir après le soulèvement populaire. Les quelques apparitions de Blaise Compaoré à l’écran provoquent par ailleurs des huées chez les spectateurs qui fustigent les actes de l’ex-Président du pays.

Les Burkinabè venus en nombre à la projection, ont accueilli le film de Christophe Cupelin de manière très positive, d’après lui. Certains, très émus après la projection, ont tenu à préciser, comme le Burkinabè Moussa Ouédraogo, que « la bataille continue, nous maintenons haut le flambeau ». Maria Gashet, une spectatrice française venue assister à la projection, estime « comprendre mieux tout ce qui se passe, l’élan que le peuple veut donner ou plutôt redonner au pays ».

Le temps d’un festival, Thomas Sankara renaît de ses cendres pour le plus grand bonheur des Burkinabè.