Le « Faux pas forcé » des « Yen a marre »

Les rappeurs du mouvement citoyen sénégalais « Yen a marre » ont donné une conférence de presse mercredi pour présenter leur nouveau single « Faux pas forcé » contre la candidature d’Abdoulaye Wade à la présidentielle de février 2012. Ils ont appelé à la mobilisation ce vendredi sur la place de l’Obélisque.

Les rappeurs du mouvement « Yen a marre » n’ont pas fini de faire trembler le pouvoir. Ils ont sorti leur nouvel single intitulé « Faux pas forcé » contre la candidature du président Abdoulaye Wade à la présidentielle de février 2012. « Pour nous, ce produit artistique est une contribution au combat du peuple Sénégalais contre la troisième candidature de M Abdoulaye Wade comme le préviennent les Wolofs pour dire qu’il vaut mieux prévenir que guérir », a déclaré Fadel Barro, le coordinnateur du mouvement. « Barrer la route » au chef d’Etat sénégalais « avant qu’il ne soit trop tard » est le principal objectif du mouvement, martèle le jeune homme.

Depuis sa création en janvier 2011 par le groupe de rap Keur-Gui, originaire de Kaolack, le mouvement « Yen a marre » n’a cessé de multiplier les manifestations citoyennes pour sensibiliser les Sénégalais sur la situation sociopolitique de leur pays. « Le Sénégal est sur le point de s’embraser dû à l’obsession et à l’entêtement d’un seul homme au pouvoir. Le titre Faux Pas forcer s’adresse directement à Abdoulaye Wade pour lui demander de se ressaisir avant qu’il ne commette l’irréparable », selon Fadel Barro. Les textes de ce nouvel opus, « appellent chaque sénégalais à devenir un vrai citoyen engagé dans la vie de son quartier, sa ville, sa région ».

Le mouvement n’est partisan d’aucun candidat à la présidentielle ni de parti politique. Les rappeurs condamnent d’ailleurs le Ndigeul, consigne de vote émise par les religieux ou hommes d’affaires. Pour la présidentielle de février 2012, « Yen a marre » est catégorique. Chaque citoyen sénégalais devra voter en son âme et conscience.

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