Le Crash en Egypte risque de coûter cher au tourisme

Le tourisme en Egypte, qui représente 11% du PIB du pays, pourrait souffrir après le crash de l’avion russe dans la péninsule du Sinaï, qui a fait 224 morts. Londres et Washington estiment en effet que l’accident aurait été causé par un acte terroriste, probablement par l’organisation de l’Etat islamique.

Le tourisme en Egypte pourrait bien subir de lourdes conséquences après le crash de l’avion russe qui s’est écrasé samedi dans la péninsule du Sinaï, tuant les 224 passagers à bord. Pour rappel, l’Egypte compte en moyenne 3 millions de touristes et près de 20 millions de personnes travaillent dans le secteur touristique, qui représentent 11% du PIB. Londres comme Washington estiment en effet que l’accident pourrait être causé par un acte terroriste, précisant qu’il est « possible qu’une bombe » en soit à l’origine.

Londres va même encore plus loin. « Il y a une probabilité importante » que l’organisation de l’Etat islamique soit responsable de la catastrophe aérienne qui a fait 224 morts, samedi, dans le Sinaï », a estimé, ce jeudi 5 novembre 2015, le ministre britannique des Affaires étrangères, Philip Hammond, qui s’exprimait sur l’antenne de Sky TV. Selon lui, « l’EIIL-Sinaï a revendiqué la responsabilité du crash de l’avion russe. Ils l’ont fait juste après la catastrophe. Nous avons examiné l’ensemble des informations, dont cette revendication, mais aussi beaucoup d’autres, et avons conclu que c’est hautement probable ».

Londres a également indiqué, mercredi soir, suspendre les vols entre la station balnéaire de Charm el-Cheikh et le Royaume-Uni. Même son de cloche pour le géant allemand de l’aviation Lufthansa qui a annoncé ce jeudi l’interruption « par précaution » des vols de son groupe à destination de Charm el-Cheikh. Il s’agit de deux vols hebdomadaires exploités par les compagnies Edelweiss et Eurowings, filiales de Lufthansa, selon un communiqué du groupe. La compagnie aérienne va organiser avec le ministère allemand des Affaires étrangères le rapatriement de ses clients bloqués en Egypte, précise le communiqué.

Tout porte à croire que le tourisme n’en sortira pas indemne s’il est avéré que c’est bien un acte terroriste qui a causé ce crash, le plus meurtrier que la Russie n’ait jamais connu. D’autant que l’organisation de l’Etat islamique a assuré qu’elle prouvera qu’elle est bien derrière ce drame qui n’a laissé aucun survivant…