Le calvaire des réfugiés subsahariens d’Afrique du nord

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Le conflit en Libye a poussé des centaines de milliers de subsahariens installés en Libye à prendre la fuite. Réfugiés en Afrique du Nord, ils doivent subir de multiples déplacements. Amnesty International alerte la communauté internationale à leur sujet.

L’ONG Amnesty International alerte la communauté internationale sur le sort des réfugiés subsahariens qui ont fuit la Libye. Les Subsahariens ont été les premières victimes de la révolution libyenne. Khadafi ayant fait appel à des mercenaires originaire d’Afrique noire pour rétablir l’ordre dans le pays, le quotidien des Subsahariens, déjà difficile, s’est fortement dégradé.

Avant le début de la révolution, la Libye comptait entre 1,5 et 2 millions de ressortissants étrangers. La plupart venaient de pays d’Afrique subsaharienne, dont le Burkina Faso, l’Érythrée, l’Éthiopie, le Ghana, le Mali, le Niger, le Nigeria, la Somalie et le Soudan. Certains y étaient employés, d’autres, déjà, avaient le statut de réfugiés. En 2010, Kadhafi a fermé le bureau du Haut-Commissariat aux réfugiés à Tripoli, livrant ces personnes à elles-mêmes. Les réfugiés, les demandeurs d’asile et les migrants vivaient constamment sous la menace d’une arrestation et d’une incarcération dans des conditions épouvantables pour « infractions en relation avec la migration ». Les noirs Africains en particulier étaient victimes d’exploitation et d’agressions racistes. Résultat, avec l’intensification du conflit, des centaines de milliers de personnes ont fuit la Libye pour la Tunisie notamment, pays voisin. Mais aussi l’Égypte ou le Soudan. La Tunisie, en pleine transition démocratique, n’a pas les moyens de les accueillir, d’autant qu’elle devait déjà faire face à l’afflux de réfugiés Libyens. Reste que si depuis, un certain nombre d’entre eux ont été renvoyés dans leur pays d’origine, les autres sont toujours dans des camps de réfugiés, sans-cesse déplacés. Au poste frontière de Saloum entre autre, entre l’Égypte et le Soudan, un millier de demandeurs d’asile et de réfugiés sont toujours bloqués.