Le calme avant la tempête en Guinée

Une accalmie semble être intervenue dans les combats opposant les rebelles à l’armée guinéenne dans la zone de Guéckédou. Des milliers de réfugiés se trouvent pris en tenaille dans ce conflit. Les organisations humanitaires restent en état d’alerte.

Guéckédou, situé dans le sud de la Guinée, semble avoir retrouvé la paix depuis 48 heures.  » La situation s’est calmée, mais nous restons sur nos gardes. Nous avons vécues des périodes similaires auparavant . Près de 17 000 observateurs de la Communauté économique de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sont attendus dans la région ces jours prochains. Leur venue devrait apporter un peu de stabilité « , confie Delphine Marie, porte-parole pour L’Afrique du Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR).

En attendant, les organisations humanitaires et le HCR tentent de faire face aux vagues de réfugiés poussés à l’exode.  » Nous sommes en train de construire trois camps près de Kissidougou et de Faranah, au nord de Guéckédou. Certaines personnes ont fui les camps situés près de la zone de combat et se sont réfugiés dans les villages. Nous essayons de leur venir en aide ainsi qu’aux Guinéens qui eux aussi tentent d’échapper aux affrontements « , continue Delphine Marie.

Dans l’oeil du cyclone

 » Ces combats sporadiques durent depuis plusieurs mois. Là-bas il règne une atmosphère très tendue. On sent que la situation est explosive, et que cette paix est fragile, provisoire », affirme la porte parole. Près de 180 000 réfugiés se trouvent dans les camps près de Guéckédou. A ce chiffre, il faut ajouter environ 70 000 Guinéens déplacés qui ont fui les combats.

A terme, c’est peut être 350 000 réfugiés, vivant dans une dizaine de camps répartis dans cette région du sud-est de la Guinée, qui risquent de déferler tel un tsunami misérable sur les camps.