Le Burundi consolide ses relations avec l’Union Européenne

Albert Shingiro (Burundi) et Claude Bochu (UE)
Albert Shingiro du Burundi et Claude Bochu de l'UE

Les autorités burundaises et l’Union Européenne s’engagent à poursuivre leur coopération afin «d’exploiter toutes les perspectives» qu’offre le renouveau des relations. Ils ont pris cet engagement, jeudi 19 mai, au terme de la 4e session du dialogue politique entre les deux parties.

Gitega et l’Union Européenne maintiennent leur élan de coopération. Après la levée des sanctions économiques, les deux parties ont «convenu de poursuivre le dialogue afin d’exploiter toutes les perspectives qu’offre le renouveau des relations». Ce renforcement des relations implique une franche collaboration sur le plan économique, commerciale ainsi que la facilitation de la mise en œuvre «des réformes inscrites dans la feuille de route du gouvernement burundais, notamment en matière de bonne gouvernance, de justice et état de droit, des droits de l’Homme, de l’égalité des genres et du climat des affaires», précise le communiqué conjoint.  

Au cours de ce dialogue, le gouvernement burundais, représenté par son ministre des Affaires étrangères, Allbert Shingiro, a salué le rôle que joue l’Union Européenne dans «le processus de la levée définitive des sanctions contre le Burundi». De son coté, Claude Bochu, Ambassadeur de l’Union Européenne, a félicité Gitega pour son engagement en faveur de l’ouverture diplomatique. Quelques jours avant ce dialogue politique, les deux parties ont joué un match de gala à l’occasion de la célébration de la fête de l’Union Europeenne au Burundi. A l’issue de cette activité sportive, Albert Shingiro et Claude Bochu ont publié sur les réseaux sociaux des photos teintées de convivialité.

Notons que ce nouveau départ entre les deux parties s’inscrit dans le cadre du rapprochement amorcé après l’accession d’Evariste Ndayishimiye au pouvoir, en 2020. En février dernier, l’Union Européenne a annoncé la levée des sanctions économiques prises contre le Burundi, en 2016, après les actions menées par le gouvernement en matière des droits de l’Homme et de bonne gouvernance, entre autres.

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