Le Bénin appelle à l’abolition de la peine de mort en Afrique

A l’occasion de l’ouverture de la conférence régionale sur l’abolition de la peine de mort en Afrique, mercredi à Cotonou, capitale du Bénin, les autorités de ce pays ont affirmé leur engagement contre cette sanction et incité les pays africains à faire de même.

Le Bénin s’affiche en leader dans la lutte contre la peine de mort en Afrique. Les autorités du pays ont affirmé leur engagement contre ce châtiment à l’occasion de l’ouverture de la conférence régionale sur l’abolition de la peine de mort en Afrique, mercredi à Cotonou, capitale du Bénin.

« Nous savons que chaque peuple a un rapport spécifique à la peine de mort, et en dépit des efforts déployés de par le monde en vue de faire de l’abolition de la peine de mort une réalité universelle, elle est toujours en vigueur dans la législation de certains pays africains », a indiqué le ministre béninois des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine, Nassirou Arifari Bako, selon Xinhua.

Le nombre d’exécutions est constant

Le président de la République béninoise Boni Yayi a estimé, dans son discours d’ouverture, que l’abolition de la peine de mort dans tous les pays d’Afrique est certes une tâche qui n’est pas aisée, mais elle n’est pas impossible au regard du développement démocratique engagé dans la plupart des pays africains.

Près de 16 Etats africains ont aboli la peine de mort, 23 sont abolitionnistes de fait, et 17 ont voté en faveur de la résolution des Nations-Unies qui appelle les Etats à mettre en place un moratoire sur les exécutions en vue d’abolir la peine de mort, selon la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples. Entre 2000 et 2005, au moins 157 personnes ont été exécutées et plus de 5 000 prisonniers étaient dans le couloir de la mort, dans 11 pays d’Afrique.