Le 17 juillet, Journée de la justice pénale internationale

Le 17 juillet, la communauté internationale célèbre la Journée de la justice pénale internationale. Cette journée commémore le 17 juillet 1998, date de l’adoption du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI). Les représentants des États et de la société civile de tous les continents se sont réunis pour mettre un terme à l’impunité des auteurs des crimes internationaux les plus graves, à savoir le génocide, les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et le crime d’agression.

En 2002, la CPI a ouvert ses portes à La Haye, aux Pays Bas. Aujourd’hui, il s’agit d’une institution internationale de premier plan, qui apporte la justice aux victimes lorsque celle ci ne peut être rendue au niveau national. À ce jour, 14 suspects et accusés ont comparu devant les juges pour répondre d’accusations portées à leur encontre. Le premier procès se termine bientôt, la présentation des conclusions finales étant prévue pour le mois prochain.

Je suis ravi de constater que la justice pénale internationale jouit d’un soutien croissant à travers le monde. La famille de la CPI compte déjà 114 nations et, dans le courant de l’été, la Grenade, État des Caraïbes, et la Tunisie, État d’Afrique du Nord, deviendront États parties. Plusieurs autres pays ont annoncé leur intention d’en faire autant, mais les ratifications doivent être bien plus nombreuses pour que la CPI puisse être considérée comme représentant la volonté de l’écrasante majorité des peuples du monde.

Au cours de l’année écoulée, j’ai rencontré les représentants de gouvernements, de la société civile et d’organisations régionales en Amérique, en Afrique, en Asie, en Europe, et plus récemment, dans le monde arabe. J’ai pu systématiquement constater que les objectifs du Statut de Rome rencontrent partout un écho favorable, indépendamment de la culture, de la langue ou de la nationalité. Les peuples de toutes les nations aspirent à la paix, à la justice, ainsi qu’au respect de l’état de droit et de la dignité humaine, et il s’agit précisément des objectifs pour lesquels la CPI a été créée.

Laissons-nous guider par cet esprit de solidarité lors de la commémoration du 17 juillet. N’hésitons pas à montrer notre compassion pour tous les civils innocents qui sont encore aujourd’hui victimes de crimes inimaginables. Affirmons haut et fort que les massacres, les viols, la torture et l’utilisation d’enfants soldats ne peuvent être tolérés et ne le seront en aucun cas. Les auteurs de tels crimes doivent répondre de leurs actes, quelle que soit leur qualité officielle.

J’encourage tous les États et tous les peuples à rejoindre ce mouvement en faveur de la justice internationale, et à œuvrer pour que le monde de demain soit placé sous le signe de la justice et de la paix pour les enfants, les femmes et les hommes. Nous devons être unis dans notre détermination à mettre fin à l’impunité, ainsi qu’à l’anarchie, à la brutalité et au mépris pour la dignité humaine que cette impunité implique. Nous devons persévérer.

Par : M. le juge Sang-Hyun Song, Président de la Cour pénale internationale