Lancement d’un Fonds de solidarité islamique pour le développement

La Banque islamique de développement a annoncé le lancement, mardi, à Dakar, d’un Fonds de solidarité islamique pour le développement. L’initiative, principalement financée par l’Arabie Saoudite et le Koweït, doit permettre d’en finir avec la pauvreté dans les pays musulmans.

Dix milliards de dollars. C’est la manne que la Banque islamique de développement (BID) espère réunir pour son nouveau Fonds de solidarité islamique pour le développement (FSID). L’initiative a été lancée mardi, à Dakar, en marge de la 32e réunion annuelle des gouverneurs de cette institution financière. Le FSID est « une contribution volontaire des pays membres de la (BID) pour renforcer la solidarité des pays de la communauté » musulmane, a expliqué à la presse Ahmed Mohamed Ali, président de la BID.

Encore beaucoup à collecter

L’objectif à atteindre : « l’éradication de la pauvreté » dans les nations islamiques. Indispensable car, rappelle Ahmed Mohamed Ali, 11 des 15 pays les plus pauvres du globe sont membres de la BID. Un ambitieux projet. Problème : « Les fonds disponibles sont aujourd’hui trop limités pour éradiquer la pauvreté », a souligné le secrétaire général de l’Organisation de la conférence islamique, dont la BID est la branche financière. Conclusion : « Des efforts supplémentaires doivent être faits » par les 57 Etats membres de la BID, a poursuivi Ekmeleddin Ihsanoglu.

Plusieurs pays ont cependant mis la main à la poche pour alimenter le FSID, dont plusieurs Etats africains : le Sénégal (10 millions de dollars), la Mauritanie (5 millions de dollars), le Soudan (50 millions de dollars), le Burkina-Faso (2,2 millions de dollars) et l’Algérie (50 millions de dollars). Les principaux contributeurs sont l’Arabie Saoudite (1 milliard de dollars) et le Koweït (300 millions de dollars). Il reste encore beaucoup à collecter. Ceci dit, pour que l’argent fasse le bonheur il ne faudra pas négliger la bonne gouvernance.