La Tunisie attend ses patients anglais

Les citoyens anglais peuvent se faire soigner à l’étranger depuis juillet 2001. Une occasion saisie par une société britannique qui organise des séjours médicaux en Europe et souhaite travailler en Tunisie. Le pays compte mettre en valeur ses atouts : des prix compétitifs et un accueil déjà rôdé.

La Tunisie est un pays hospitalier. A tous les sens du terme. Après son hospitalité légendaire, ce sont ses hôpitaux dernier-cri qui attirent les touristes étrangers, et particulièrement anglais. En effet, devant les délais d’attente extrêmement longs pour se faire opérer en Grande-Bretagne, la Cour européenne de justice autorise depuis juillet 2001 les citoyens de la Couronne à se faire soigner à l’étranger. Selon le journal britannique The Sunday Mirror, quelque 3 000 patients britanniques pourraient venir se faire opérer chaque année en Tunisie.

 » Les professionnels britanniques ont été satisfaits des prestations sanitaires proposées par la Tunisie « , explique le Dr Nourreddine Chami, du ministère de la Santé.  » Nous recevons déjà plusieurs milliers de Maghrébins par an et nous accueillons de plus en plus d’Italiens et de Suisses. Ceux-ci profitent d’un voyage touristique pour bénéficier de soins dentaires meilleur marché que dans leur pays mais de qualité irréprochable. »

Tourisme médical

La société anglaise Operations Abroad a saisi l’occasion. Après plusieurs mois de prospections sur le terrain, elle propose des  » package  » qui comprennent les vols, les transferts aux hôpitaux et la prise en charge totale des soins, de l’hospitalisation et du suivi médical dans une clinique tunisienne. L’heureuse élue est la clinique Ibn Rochd à Nabeul.  » Nous avons signé un contrat de partenariat avec Operations Abroad qui attend le feu-vert du gouvernement anglais pour faire venir des patients « , commente le Dr Tahar Benslimane, le directeur-général.

 » La société a choisi notre clinique car elle est idéalement située sur une région côtière et touristique. Nous avons l’habitude de soigner des patients étrangers et tout notre staff est anglophone. Sur les 60 lits que nous possédons, nous pensons en mettre une vingtaine à disposition de nos patients anglais.  » La clinique s’attend à accueillir des patients d’une moyenne d’âge de 50 ans, qui viennent se faire soigner pour des maladies qui ne mettent pas leur vie en danger comme les cataractes, les hernies et la pose de prothèses au genou.

Visiter le site d’Operations Abroad ;

Visiter le site de la clinique Ibn Rochd.