La succession des Super Falcons est ouverte

Du 7 au 21 décembre se tient, au Nigeria, la troisième édition de la Coupe d’Afrique des Nations (Can) de football féminin. Candidate à sa propre succession, l’équipe nationale dames du Nigeria, les Super Falcons, doit faire face à sept autres sélections nationales décidées à lui ravir le titre.

La fine fleur du football féminin africain a élu domicile depuis le 07 décembre au Nigeria. Le pays de Jay-Jay Okocha accueille pendant deux semaines la troisième édition de la Can dames. La précédente édition, remportée par les Super Falcons du Nigeria, avait eu lieu en Afrique du sud, il y a deux ans. Le pays organisateur se trouve dans la poule A, en compagnie du Ghana, de l’Ethiopie et du Mali. La poule B a pour pensionnaires le Cameroun, l’Afrique du Sud, l’Angola et le Zimbabwe.

Victoire laborieuse des Bayana-Bayana

Détenteur du trophée et unique représentant de l’Afrique lors de la dernière Coupe du monde de football féminin, le Nigeria est théoriquement le favori de la compétition. Les équipières de Mercy Akide n’ont laissé planer aucun mystère sur leurs ambitions dès le match d’ouverture. Elles ont atomisé, à Wari, les féminines venues d’Addis Abéba (Ethiopie), 3 buts à 0. Le Ghana, demi-finaliste en 2000 à Johannesburg, a dominé le Mali 2 buts à 0 pour sa première sortie.

A Oghara, dans l’Etat du Delta, l’équipe d’Afrique du Sud, les Bayana-Bayana, finaliste malheureuse de la seconde édition, est laborieusement venue à bout des Lionnes du Cameroun, 2 buts à 1. Le premier score de parité de la compétition a été enregistré lors du duel Zimbabwe-Angola, 1 but partout.

L’Ethiopie, l’invitée surprise

A l’issue de la première journée, tous les favoris à l’exception du Cameroun ont confirmé les pronostics. A la décharge des Lionnes : une arrivée tardive à Oghara, 24 heures seulement avant le début de la compétition et une pelouse en très mauvais état. L’invitée surprise de cette troisième Can dames, l’Ethiopie a fait bonne figure malgré le 3 – 0 infligé par les Super Falcons qui jouaient devant un public complètement acquis à leur cause.

Insuffisamment médiatisées, les retrouvailles entre les amazones du ballon rond connaissent pourtant, depuis le coup d’envoi, un véritable engouement populaire. Tant à Wari qu’à Oghara, les gradins ne désemplissent pas. A l’ombre du football masculin, celui des dames est en train de marquer ses premiers points.