La stabilité en Afrique de l’Ouest en marge du sommet Afrique-France

La stabilité en Afrique de l’Ouest a été débattue en marge du sommet Afrique-France. En témoignent le mini-sommet sur la Côte d’Ivoire et les discussions sur la Guinée.

Le sommet Afrique-France a fait ce matin la part belle aux crises qui secouent l’Afrique de l’Ouest. Ceci au travers de concertations bilatérales en marge de la rencontre de Yaoundé. Une démarche qui fait suite au mini-sommet de la veille sur la Côte d’Ivoire auquel le président togolais, Gnassingbé Eyadéma, et ses homologues burkinabé, béninois, malien, nigérien et tchadien participaient.

Ainsi les ministres de la Défense de la Côte d’Ivoire, du Mali et du Burkina Faso se rencontreront probablement le 25 janvier à Yamoussoukro, capitale politique de la Côte d’Ivoire. Les autorités ivoiriennes accusent, en effet, ces deux pays d’être impliqués dans la tentative de coup d’Etat qui à eu lieu à Abidjan dans la nuit du 7 au 8 janvier 2001. L’initiative de cette rencontre est le résultat d’une concertation entre les chefs d’Etat des ces trois pays.

Black-out sur la Guinée

Cette journée a été aussi l’occasion de revenir sur le conflit guinéen. L’absence des présidents libérien et guinéen au sommet de Yaoundé, représentés par leurs ministres, rend sceptique quant à la portée de ces débats. Notons qu’hier, l’ambassadeur libérien en Guinée se faisait rappeler. Raison évoquée : les agressions dont sont victimes les Libériens dans le pays de Lansana Conté. Sierra Léonais et Libériens rentrent massivement chez eux à cause de la situation du pays.

Rien ou pas grand chose ne transpire sur les tractations entre les différents protagonistes de ce conflit de frontière. Notre contact à l’ambassade de Guinée en France, excellent dans l’exercice de rhétorique qu’est la langue de bois affirmait :  » Nous n’avons pas le don d’ubiquité. Par ailleurs, le sommet ne s’est pas encore achevé « . CQFD.