La recherche africaine valorisée

Le projet AIRE, partenariat de recherche Nord-Sud tenait, dans le cadre du Futuroscope de Poitiers, son premier colloque. Bilan des courses.

Du 16 au 18 novembre 2000, s’est tenu au Futuroscope de Poitiers, le premier colloque de l’Agence pour l’investissement dans la recherche à l’étranger, AIRE développement. C’était l’occasion pour les groupes de recherche financés en Afrique, en Asie et en Amérique Latine de se rencontrer et de  » capitaliser les expériences « , comme l’exprimait M Vernières – professeur d’Economie à l’université Paris I. Une occasion de partager leur expérience quant à la valorisation et le transfert de leurs résultats expérimentaux, la formation et la constitution d’équipes de recherche.

L’Afrique était représentée par 16 groupes de recherche venus du Bénin, du Burkina Faso, du Congo, du Cameroun, de l’Ethiopie, du Mali, du Maroc, du Togo et du Sénégal aux compétences diverses. Pour illustration, le groupe béninois présentait ses travaux sur l’Aklui, une formulation sèche, prête à l’emploi, d’une bouillie traditionnelle très consommée dans ce pays. L’un des travaux du Cameroun portait sur le calcul parallèle, une modalité technique permettant à des ordinateurs en réseau de travailler – justement – en  » parallèle  » sur un sujet identique. Les représentants maliens faisaient, quant à eux, état des problèmes soulevés par l’application des mesures de décentralisation dans leur pays.

Rompre le paternalisme dans la coopération Nord-Sud

Une occasion pour les responsables du projet, de se rendre compte de la pertinence des projets auxquels ils participent. Certains groupes de recherche bénéficiant de financements parallèles. Hervé Tricornot, directeur de AIRE développement, s’affirmait « agréablement surpris » et heureux de constater que « AIRE développement donne un cadre dans lequel les différents groupes de recherche inscrivent leurs objectifs.  »

Le projet de AIRE développement est né, en 1994, du constat que la coopération en matière de recherche, notamment française, avec le Sud s’avérait trop directive.