La RDC au cœur de la 54e réunion du Comité consultatif des Nations Unies

54e réunion du Comité consultatif permanent des Nations Unies
54e réunion du Comité consultatif permanent des Nations Unies

La situation sécuritaire dégradée de l’Est de la République Démocratique du Congo ne laisse plus aucun pays de la sous-région indifférent. Ce lundi encore, le Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique Centrale (UNSAC) s’est penché sur la question, dans le cadre de sa réunion ministérielle.

C’est à Brazzaville, ville distante de quelques mètres de la capitale de la RDC située sur l’autre rive du fleuve Congo que des ministres pays membres du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique Centrale (UNSAC) ont achevé leur réunion, lundi. Au cœur des débats, la crise sécuritaire récurrente et la question des violences subies par les populations de l’Est de la RDC, de la part de divers groupes armés. Le Comité a, en effet, appelé à l’arrêt de la violence et demandé à la RDC de jouer sa partition pour un retour de la paix dans cette région.

Le Comité consultatif des Nations Unies pour promouvoir la paix

Le Comité consultatif a été mis en place, le 28 mai 1992, par le Secrétaire général de l’ONU, pour répondre à la demande des pays membres de la Communauté économique des États d’Afrique Centrale (CEEAC). Ces derniers avaient exprimé, en 1986, le besoin de disposer d’un outil pouvant leur permettre de faire face aux situations conflictuelles qui se posaient, dans les années 1980. Depuis sa création, l’UNSAC a permis la mise en place de plusieurs instruments de promotion de la paix dans la sous-région. C’est le cas par exemple de la « Convention de l’Afrique Centrale pour le contrôle des armes légères et de petit calibre, de leurs munitions, et de toutes pièces et composantes pouvant servir à leur fabrication, réparation et assemblage », entrée en vigueur depuis le 8 mars 2017.

Il faudra tout de même aller bien au-delà des déclarations et passer à l’acte pour sauver les populations congolaises qui souffrent le martyre, depuis des décennies, au nez et à la barbe des autorités politiques et militaires du pays. Pas plus tard que dimanche, les fidèles d’une église protestante de Kasindi, une ville de la province du Nord-Kivu, ont subi une attaque à la bombe. Cet attentat, perpétré par les rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF en anglais), a fait 14 morts et 63 blessés.

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