La nouvelle patronne de l’OMS affirme son engagement envers l’Afrique

La Chinoise Margaret Chan, nouvellement nommée directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré qu’elle voudrait être jugée par l’impact du travail de cette agence de l’ONU sur les populations d’Afrique et les femmes du monde entier.

« Ce sont les personnes qui comptent le plus pour moi. Je veux être jugée d’après l’impact que nous avons sur la santé des populations africaines et sur celle des femmes. L’amélioration des conditions de santé des populations africaines et des femmes sont des indicateurs clés des performances de l’OMS », a affirmé Mme Chan dans son discours de remerciement à l’Assemblée générale de l’OMS à Genève, mardi.

Elle a ajouté: « Toutes les régions, tous les pays, toutes les populations sont également importants. C’est une organisation de la santé pour le monde entier. Notre travail doit toucher la vie de chacun, partout. Mais nous devons accorder une attention particulière à ceux qui en ont le plus besoin ».

Mme Chan, 59 ans, a été désignée directrice générale mercredi par le Conseil exécutif de l’OMS et sa nomination pour un mandat de cinq ans a été confirmée jeudi par l’Assemblée mondiale de la Santé.

Elle était précédemment sous-Directrice générale pour les maladies transmissibles et Représentante du directeur général chargée de la grippe pandémique.

Le nouveau chef des services techniques et administratifs de l’OMS, a obtenu son diplôme en médecine de l’Université de Western Ontario au Canada et est également titulaire d’un diplôme en santé publique de l’Université nationale de Singapour.

Elle a rejoint le ministère de la Santé de Hong Kong en 1978 et a été nommée Directrice de la santé en 1994.

A ce poste, Mme Chan a lancé de nouveaux services axés sur la prévention des maladies et la promotion de la santé et a également introduit de nouvelles initiatives afin d’améliorer la surveillance et la réaction aux maladies transmissibles, de renforcer la formation des professionnels de la santé publique et d’établir une meilleure collaboration locale et internationale.

Elle a effectivement réussi à endiguer des épidémies de grippe aviaire et la première épidémie du syndrôme respiratoire aigu sévère (SRAS).

Son élection fait suite à la disparition soudaine du Sud-Coréen Jong-wook Lee, précédent Directeur général de l’OMS, le 22 mai 2006.

Mme Chan a souligné les diverses approches nécessaires pour renforcer la santé et la prise en charge sanitaire dans différentes régions du monde. « Plusieurs pays d’Afrique sont confrontés au défi de devoir reconstruire des systèmes de soutien social. D’autres en Asie centrale et en Europe de l’est passent d’une économie planifiée à une économie de marché. Ils veulent le soutien de l’ONU. Ils veulent s’assurer que des systèmes équitables et accessibles basés sur les soins de santé primaire ne soient pas sacrifiés au cours de ce processus », a-t-elle ajouté.

Un communiqué de l’OMS indique qu’Anders Nordström le directeur général intérimaire de l’OMS désigné en mai, va continuer à occuper ce poste jusqu’au 04 janvier date de prise de fonction de Mme Chan.