La mortalité infantile a fortement baissé

L’Unicef, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Banque mondiale viennent de publier un rapport intitulé « S’engager pour la survie de l’enfant ?: une promesse renouvelée ». Ces organismes ont abouti à la conclusion suivante : La mortalité infantile a diminué de moitié au cours des vingt dernières années dans le monde.

Selon le document, au cours des vingt-deux dernières années, soit entre 1990 et 2012, le nombre de décès d’enfants de moins de 5 ans a chuté de 12,6 à 6,6 millions dans le monde. Le taux de mortalité a baissé de près de moitié, passant de 90 décès pour 1 000 naissances à 48 pour 1 000.

La réduction du taux annuel de la mortalité au fil des ans est passée de 1,2 %, entre 1990 et 1995, à 3,9 % ; soit plus du triple entre 2005 et 2012, toutes les régions du monde sont concernées. L’Afrique subsaharienne affiche des progrès jugés très intéressants. C’est le cas au Malawi, en Tanzanie, au Liberia et en Éthiopie. Ces quatre pays sont en passe d’atteindre les Objectifs du millénaire.

Dans les pays en développement, ces succès sont dus à un ensemble de facteurs. L’utilisation de moustiquaires pour protéger les bébés et les femmes enceintes, couplée à des campagnes de vaccination ont fait reculer la mortalité infantile en Afrique subsaharienne. Un meilleur accès aux soins, le développement des sources d’eau protégées, la croissance ont pu jouer aussi dans de nombreuses régions. Les maladies respiratoires et diarrhéiques, suivies par le paludisme, restent les premières causes de mortalité des enfants de moins de 5 ans, en particulier en Afrique de l’Ouest et centrale.

En Afrique l’Ouest, dans des pays comme le Sénégal, la gratuité des moustiquaires imprégnées, distribuées jusque dans les quartiers par le gouvernement, a beaucoup aidé à protéger les populations contre le paludisme qui est l’une des causes de mortalité en générale en Afrique de l’ouest, celle de l’enfant en particulier. Ces affections ont d’autant plus de conséquences graves qu’elles frappent des enfants souvent affaiblis par la malnutrition chronique ou aiguë. « À l’échelle mondiale, 45 % environ des décès sont liés à la dénutrition », rappelle l’OMS.

Les grossesses difficiles ou rapprochées, l’absence de soins prénataux, les accouchements à domicile, l’éloignement des centres de santé sont des freins à une meilleure prise en charge des nourrissons, surtout en Afrique subsaharienne. D’après l’AFP, les progrès accomplis, bien qu’ils soient considérables, ne permettront pas d’atteindre à temps l’objectif sur la mortalité infantile, fixé en 2000 lors du sommet du millénaire?: réduire de deux tiers, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans.