La journée de la télévision africaine au Fespaco

JT2.jpg

Une émission produite par sept télévisions africaines et co-produite par Canal France International (CFI) et l’Association privée des producteurs et télévisions d’Afrique (APPTA). C’est le pari de la Journée de la télévision africaine (JTA), qui se déroule depuis ce dimanche à 14h (GMT, heure locale), au cœur de la 22e édition du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (Fespaco).

Sept chaînes privées africaines émettent à l’unisson ce dimanche dans le cadre de la première Journée de la télévision africaine (JTA) qui se tient à Ouagadougou, en marge de la 22e édition du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (Fespaco). Depuis 14h (GMT) et pendant 9h d’antenne, du direct sous la houlette de l’animatrice camerounaise Eva Hendrickx en compagnie de ses nombreux invités, entre autres l’humoriste nigérien Mamame, le ministre burkinabé de la Culture Filippe Savadogo et le cinéaste tchadien Mahamat Saleh Haroun. Mais surtout les productions des télévisons participantes qui défilent sur les écrans de Golfe TV au Bénin, de Canal 3 au Burkina Faso, de Renaissance TV au Burundi, de STV2 au Cameroun, de DRTV au Congo-Brazaville, de RTT au Niger et de 2STV au Sénégal. Objectif : toucher 100 millions de téléspectateurs sur le continent.

Sept chaînes et une émission panafricaine

Les ordonnateurs de cet événement télévisuel, Canal France International (CFI), opérateur de la coopération internationale de l’audiovisuel français, et l’Association privée des producteurs et télévisions d’Afrique (APPTA). « Nous avons répondu à un appel de projet lancé par ACP Films (promoteur des « talents des industries du cinéma et de l’audiovisuel d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ») qui contenait un volet formation, à savoir aider les professionnels des télévisions africaines à travailler ensemble», explique Guillaume Pierre, le directeur Afrique de CFI. La structure a ainsi pris en charge 50% du cout global de l’opération.
JT2.jpg
« L’émission est un kaléidoscope des productions des sept chaînes de télévision qui mutualisent leurs moyens techniques. La mutualisation : le nouveau leitmotiv de CFI en matière de formation. « Il permet d’abord, souligne Guillaume Pierre, aux professionnels africains de la télévision d’échanger entre eux, ensuite de surmonter l’obstacle de la petitesse de leur marchés respectifs en produisant des émissions à plus large spectre et enfin d’éviter le piège du cas particulier ». Les sept chaînes africaines ont également financé une partie de l’émission en vendant elles-mêmes des espaces publicitaires ». Il a fallu un an et demi pour formaliser le JTA que CFI et ses partenaires espèrent reconduire sur une base annuelle.