La Francophonie salue la mémoire du cinéaste Charles Mensah

Le monde de la culture vient de perdre avec le décès de Charles Mensah, réalisateur et producteur gabonais, le 3 juin à Libreville, un grand militant pour le développement d’un cinéma du Sud indépendant.

Charles Mensah, directeur général du Centre national du Cinéma Gabonais (CENACI) aujourd’hui Institut Gabonais de l’Image et du Son pendant plus de vingt ans jusqu’en 2009 a, depuis toujours, accompagné la Francophonie dans ses actions en faveur du développement d’un cinéma du Sud et notamment africain, indépendant, rayonnant et de qualité. En tant que Président de la FEPACI, il a fait appel à l’OIF pour mettre en œuvre la recommandation des Ministres de la culture de l’Union Africaine de créer un Fonds panafricain du Cinéma et de l’Audiovisuel et d’en réaliser une étude de faisabilité.

Accompagné du journaliste et réalisateur tunisien Ferid Boughedir, le 26 mai dernier à Paris, il avait tenu à remercier personnellement le Secrétaire général de la Francophonie, M. Abdou Diouf, d’avoir entendu l’appel que la FEPACI lui avait lancé lors du Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou (FESPACO) pour mobiliser l’ensemble des Chefs d’Etat africain en faveur de ce projet.

Plus qu’un compagnon de route, Charles Mensah aura été auprès de la Francophonie, un expert écouté, un militant convaincu et persévérant, un conseil avisé, un ami disponible et attentionné.

Charles Mensah a écrit, réalisé, co-réalisé, produit et co-produit de nombreuses œuvres audiovisuelles – films de fiction, documentaires, séries télévisées dont la célèbre « L’Auberge du Salut » en 1994. En mai dernier, il présentait au Festival de Cannes le dernier film d’Henri Joseph Koumba Bididi « Le collier du Makoko » dont il était le co-producteur et participait à l’hommage que la Francophonie a rendu à Tahar Cheriaa, cinéphile et critique passionné, premier directeur en charge de la culture de la Francophonie et l’un des promoteurs du cinéma panafricain indépendant.