La France va fêter l’Algérie 

La première réunion du comité mixte d’organisation de l’année de l’Algérie en France s’est tenue à Alger le mardi 10 avril, sous la co-présidence de Messieurs Hocine Snoussi et Hervé Bourges. Une année passionnante s’annonce.

C’est à l’occasion de la visite en France du Chef de l’Etat algérien Abdelaziz Bouteflika qu’avait été décidée l’organisation en France d’un hommage culturel et historique à l’Algérie, sur le modèle de  » l’année du Maroc  » organisée récemment. Au cours de cette manifestation exceptionnelle, l’Algérie sera représentée et promue à travers son histoire, son patrimoine, ses créations artistiques et littéraires. Toutes les muses seront mises à contribution, mais aussi les domaines plus contemporains, nouvelles technologies, science, sport…

L’événement doit être à la hauteur des relations affectives profondes qui lient les deux rives de la Méditerranée, renforcées par des échanges de population permanents et renouvelés. Il s’agit d’associer en France tout ceux pour qui l’Algérie n’évoque pas tout à fait une terre étrangère, et aux yeux de qui elle apparaît comme un partenaire familier.

La première réunion du comité d’organisation de cette célébration s’est tenue à Alger mardi 10 avril 2001. Elle a permis de définir les grands axes de programmation et les modalités d’organisation des actions prévues.  » Ce sera une année exceptionnelle  » a déclaré Hervé Bourges, Président du Comité mixte, du côté français, au sortir d’un entretien en tête-à-tête de trois heures avec le président Abdelaziz Bouteflika, qui tenait à marquer ainsi l’importance qu’il accorde, avec toute l’Algérie, à cette occasion unique de rapprocher les créateurs, les intellectuels, mais aussi les populations des deux pays.

Trois heures d’entretien pour préparer les grandes lignes de ce que sera une année entière de spectacles, expositions, manifestations festives, échanges culturels, où les deux peuples français et algériens pourront se retrouver et se redécouvrir dans ce qui fait le meilleur de leurs identités respectives.

Trois heures d’entretiens où furent sans doute aussi évoqués quelques vieux souvenirs, puisque les deux hommes se connaissent et s’apprécient profondément depuis les premières années de l’Indépendance algérienne… Epoque où Hervé Bourges, après avoir été conseiller d’Ahmed Ben Bella, était venu seconder le même Abdelaziz Bouteflika, alors Ministre de la Jeunesse et de l’Education populaire… Le passage du temps ne saurait altérer des rapports de confiance fondés sur une telle durée !

Dans leur communiqué commun, le Commissaire général algérien, Hocine Snoussi, et le Président de l’Année de l’Algérie en France, Hervé Bourges, déclarent d’ailleurs que les événements prévus devraient  » donner à l’année de l’Algérie l’envergure qu’appelle la densité des relations entre les deux pays « . Et précisent :  » Richesse des propositions, complémentarité des idées, pérennité des actions de partenariat envisagées, tels sont les éléments qui ont marqué cette rencontre chaleureuse et constructive « . Au-delà des formules diplomatiques, ces paroles-là rendent un son plein : et connaissant les hommes en cause, on peut les croire !