La France décide d’isoler le Niger, à l’exception de Niamey

Le Président du Niger, Mahamadou Issoufou

Quelques petits jours seulement après l’attentat qui a vu six de ses ressortissants décéder, la France a pris la décision d’isoler le Niger dans son ensemble, excepté la capitale Niamey.

Huit personnes, dont deux Nigériens et six Français, ont été tuées dans une attaque contre un véhicule d’organisation humanitaire au Niger, le dimanche 9 août dernier. Les assaillants, des hommes armés arrivés à moto, avaient pris la fuite. Les forces de sécurité nigériennes avaient procédé à des opérations de ratissage, aidées par l’armée française. Les victimes se rendaient dans un parc où vivent les dernières girafes d’Afrique de l’Ouest.

Une zone qui n’avait fait l’objet d’aucune alerte sécuritaire et n’était pas interdite de visite. Les huit corps des victimes françaises et nigériennes du parc animalier de Kouré ont été transférés à Niamey par les Sapeurs pompiers. Alors, la police scientifique avait commencé à enquêter et avait procédé à des prélèvements sur le terrain, rapportaient des sources locales. C’est peu après avoir passé le poste de garde du parc que leur véhicule a été pris sous le feu d’hommes venus à moto.

Criblé de balles, le 4×4 de l’ONG ACTED avait pris feu. Les corps des deux premières victimes, le chauffeur de la voiture et un des expatriés, étaient complètement calcinés. Cinq autres personnes ont été abattues à bout portant et une femme, qui avait réussi à s’enfuir, a été rattrapée par ses bourreaux et tuée à son tour. Les six Français tués étaient, au moins pour certains, des employés de l’organisation non gouvernementale ACTED.

Et quelques jours seulement après cette attaque, la France n’a pas tardé à prendre des mesures à l’encontre du Niger. En effet, dans une dépêche de RTI, ce mercredi 12 août 2020, on peut lire que « le ministère français des Affaires étrangères a placé, ce mercredi, l’ensemble du Niger, à l’exception de la capitale Niamey, zone rouge « formellement déconseillée », après l’attaque dans laquelle six Français ont trouvé la mort. Avant l’attaque, la partie sud du pays était en zone orange (déconseillée sauf raisons impératives) et la route menant à la réserve naturelle où l’attaque a eu lieu ainsi que la ville voisine de Kouré en jaune (vigilance renforcée avec risques limités), selon les conseils aux voyageurs diffusés sur le site diplomatie.gouv.fr».