La fin de l’embargo aiguise les appétits italiens en Libye

Les entrepreneurs italiens envoient une délégation impressionnante au pays du général Khaddafi. La complémentarité des deux économies offre des perspectives de partenariats jugées  » exponentielles « .

Les petites et moyennes entreprises italiennes veulent frapper fort en Libye. A la foire de Tripoli du 2 au 12 avril, qui accueillera les entreprises occidentales pour la première fois depuis l’embargo de l’ONU, en 1992, un pavillon représentant 70 entreprises de la botte seront présentes.

Selon l’Institut italien du commerce extérieur l’initiative vise à  » réaffirmer le rôle de l’Italie en tant que pont naturel entre l’Europe et la Libye « .

En achetant 43% des exportations libyennes et en assurant 24,5% des importations de Tripoli, Rome est le premier partenaire du pays nord-africain. « Outre la proximité géographique et historique (la Libye est une ancienne colonie italienne, Ndlr), les synergies entre nos deux pays sont évidentes « , fait valoir Fabrizio Alvisi, coordinateur de la chambre de commerce de Vénétie pour le Moyen-Orient et l’Afrique.  » L’économie Libyenne est encore une économie d’exportation pétrolière. Nous sommes en pointe dans les secteurs du bois, du meuble, de la construction et de l’agro-alimentaire « .

Pétrole contre produits finis et savoir faire

Pétrole contre savoir faire dans le domaine des produits finis ? Les acteurs italiens dissimulent mal leur espoir de voir ces deux pays voisins de l’espace méditerranéen constituer un partenariat proche de l’idéal.

Encore faut-il que  » sur-place, la présence italienne gagne en importance et soit plus dynamique, assure Fabrizio Alvisi. Et il est clair que notre démarche s’inscrit dans ce sens « . Outre la région vénitienne, la chambre de commerce de Bergame a également jugé bon de faire le déplacement. Malgré l’écrasante domination des entrepreneurs italiens en Libye, Fabrizio Alvisi estime que les opportunités commerciales pour les investisseurs étrangers y sont exponentielles.