La fièvre de la nuit africaine

L’album Africanight fever brûle les doigts. Et pas seulement. Totale bascule. African kings, african kiss. Le baiser africain est incandescent. La compilation doit faire bouger les boîtes de nuit d’Abidjan, de Dakar et de Paris. Et d’ailleurs.

Chaudes, chaudes les nuits africaines. On doit se trémousser grave dans les boites avec Africanight fever. Collés-serrés. La photo du disque est plus que suggestive : la nuit africaine déchire. La totale. Les artistes africains les plus en vue, aussi connus que le Paris-Dakar, se sont amusés à remixer leurs tubes. Hot ! Le résultat est aussi brûlant qu’un baiser africain. Mouillé et envoûtant.  » Si, si, j’aime comme ça « , râle la choriste. A quoi Passy répond qu’il sème l’amour et la joie. On le croit facilement. Il le fait avec beaucoup d’art. Monsieur Passy ne veut plus de guerres tribales. Faites l’amour… C’est tout l’esprit de cet album chaleureux. Pas uniquement l’amour platonique. La Mopaka se charge d’électrifier l’ambiance.

Les nuits africaines endiablées

Magic system ouvre le bal avec le 1er gaou.  » Mon coeur fait boom boom « , s’enflamme l’interprète. La suite lui donnera raison. Mory Kanté, Koffi Olomidé, Cheikh Lo, Papa Wemba et Ismaël Lo lui emboîtent le pas. Totale bascule. L’on se déhanche sans faire attention. Il est vrai que Next music avait l’embarras du choix pour la compilation et le risque n’est pas très grand. L’on sent un air léger sortir de la nuit. La musique adoucit certainement les moeurs mais cet album fait exploser les sens. Difficile de l’écouter en position assise et en solitaire. Les chansons sont faites pour les pistes de danse. Et, il ne fait aucun doute que cet été sera chaud. Le climat n’y sera pas pour grand chose.

Africanight fever, commercialement, sera certainement une réussite. Le sexe est toujours vendeur. Dommage qu’il manque d’un paramètre important : la sensualité. L’ensemble ne dégage pas une cohérence  » mystique « . C’est comme à la radio… Play list.

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