La douane algérienne s’informatise

La douane algérienne connaît une révolution : après la première version d’un site Web d’information, un Centre national d’information (CNIS) vient d’être créé pour faciliter la vie des professionnels.

Les pesanteurs administratives de la douane algérienne sont en voie d’être résolues, du moins partiellement. L’équipe du directeur général des douanes, Brahim Chérif, que le quotidien El Watan décrit comme  » jeune et dynamique « , montre en tous cas une volonté farouche de simplifier la vie des usagers et des fonctionnaires. Le directeur a ainsi présenté mercredi le Centre national d’information (CNIS), qui permettra entre autre à l’administration douanière algérienne de dédouaner à distance.

Relié aux ports, aéroports et postes frontaliers les plus importants du pays, le CNIS apportera aux professionnels et aux particuliers un grand nombre d’informations concernant l’activité douanière. Il permettra aux usagers  » de suivre en temps réel et sans avoir l’obligation de se déplacer, l’état d’avancement des formalités de dédouanement avec la possibilité d’intervenir à distance (introduction d’un recours) pour réactiver les procédures en cas de retard non motivé « , note El Watan.

Premier site douanier

Une véritable révolution donc, qui rendra sûrement plus efficaces certains services de la douane. On peut espérer également de ce genre d’équipement qu’il facilite la chasse aux bakchichs et autres menues corruptions qui rendent parfois une simple réception d’objet en parcours du combattant. La volonté d’informatiser l’administration douanière passe aussi par l’outil Internet. Une version d’essai d’un site Web mettant en ligne une base de données a été lancée le 2 novembre dernier.

L’internaute peut y consulter les tarifs douaniers et la fiscalité en vigueur, ainsi que les statistiques détaillées du commerce extérieur. La présentation est ascétique et toutes les pages ne sont pas encore consultables, mais ce souci de transparence et d’ouverture ne passe pas inaperçu.