La création du parti de Macky Sall à la une des journaux sénégalais

La controverse qui a éclaté autour de la paternité de la dénomination du parti Alliance pour la République/Yaakaar (APR/Yaakaar), créé cette semaine par l’ancien président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Macky Sall, après avoir été démis de ses fonctions, a fait cette semaine la une des quotidiens sénégalais.

Sous le titre « Bataille autour de l’appellation du parti l’APR/Yaakaar, attaqué devant le ministère de l’Intérieur, Macky Sall rattrapé par son passé », Sud Quotidien affiche à la une le sujet dans son édition du mercredi.

La question de l’appellation du parti qui oppose Mor Dieng, secrétaire général d’une autre formation politique, l’Espoir/Yaakaar » et Macky Sall, « rappelle curieusement la bataille que l’ancien président de l’Assemblée nationale et ex-Premier ministre de Wade avait livrée contre Idrissa Seck », son prédécesseur à la primature, observe le journal.

Macky Sall, rappelle Sud Quotidien, alors Premier ministre, avait tenu une conférence de presse le 04 octobre 2006 pour déclarer « anticonstitutionnelle » l’appellation « Rewmi » (pays, en langue nationale wolof) qu’avait choisie Idrissa Seck pour son parti.

Le journal ajoute que l’ancien président de l’Assemblée nationale « avait donné des instructions au ministre de l’Intérieur de l’époque Me Ousmane Ngom de ne pas délivrer de récépissé à un parti politique qui s’appellerait Rewmi ».

« Macky Sall apprend ainsi à ses dépends que le passé se donne à nous comme ordre qui s’impose et que nous ne saurions effacer », tranche Sud Quotidien.

De son côté, abordant le même sujet à sa une, Walfadjiri Quotidien écrit avec ironie : « l’espoir » (est) entre les mains de Cheikh Tidiane Sy », ministre de l’Intérieur, faisant un jeu de mots avec le nom Yaakaar (espoir, en langue nationale wolof) du parti de Macky Sall.

Le journal souligne que l’APR/Yaakaar « suscite déjà la polémique » depuis l’annonce de sa création. Une polémique qui d’après le journal, « n’a rien de nouveau, c’est même devenu un disque rayé dans la valse des hommes politiques au Sénégal ».

Selon Walfadjri, avec 150 partis politiques au Sénégal pour 11 millions d’habitants, « ce phénomène où l’on retrouve des appellations similaires est inévitable ». « Les plaignants, poursuit le journal, ont toujours tort et la justice est là pour le prouver ».

Toujours est-il, renchérit le journal Le Quotidien, « Yaakaar polarise les attentions ».

La création de ce parti politique explique ce journal, « ne laisse pas indifférente la classe politique car la nouvelle formation commence à faire des ravages dans les rangs des libéraux du Parti démocratique sénégalais (PDS, au pouvoir) ».

« Quatorze membres sur vingt-et-un que compte la fédération PDS de France ont démissionné », révèle le journal, qui précise que « c’est pour rejoindre l’APR/Yaakaar de Macky Sall.