La conférence de Montréal sous le signe de l’Afrique et du Moyen-Orient

La 6ème conférence économique de Montréal, qui se veut un forum international unique en son genre et centré sur la  » nouvelle économie « , met le Canada à l’heure africaine et orientale. Revue de détails.

La sixième édition de la Conférence de Montréal a ouvert ses portes dimanche et se tiendra jusqu’au 17 mai prochain. Ce forum international sur la  » nouvelle économie « , créé en 1995, est le fait d’organismes privés comme Hydro Québec, Air Canada, ou encore la Banque du Développement du Canada (BDC). Cette année, les institutions présentes sont la Banque africaine de développement, la Banque interaméricaine de développement, la Banque mondiale et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Le but avoué de ce rendez-vous annuel, est de faire des affaires. L’Afrique et le Moyen-Orient se placent en partenaires de choix, avec un marché des importations en pleine émergence de près de 150 milliards de dollars. De plus, les exportations canadiennes vers l’Afrique subsaharienne étaient de 876 millions de dollars en 1997, et ne demandent qu’à s’accroître. C’est donc une occasion unique pour les entreprises canadiennes qui désirent établir des relations d’affaires avec les poids lourds du continent comme l’Afrique du Sud, l’Algérie, l’Egypte ou encore le Nigeria.

Des invités de marque

Parmi les 900 participants à cette édition, on note 90 conférenciers plus ou moins prestigieux. Cette année, les séminaires seront animés notamment par Abdelaziz Bouteflika, le président algérien en visite officielle au Canada du 14 au 18 mai.

Le chef d’Etat interviendra au nom de son pays, mais aussi en tant que président en exercice de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), de même que son homologue nigérian, Olesegun Obasanjo. Les télécommunications et Internet, le pétrole et l’énergie, le défi du transport, l’agriculture et l’agro-alimentaire et la gestion de l’eau, seront les grands thèmes de cette édition.