La cigarette électronique ni bonne ni mauvaise…

Perplexité à la lecture de l’avis de la Haute Autorité de Santé française sur la cigarette électronique et les dangers ou l’innocuité de son usage… En effet elle n’apparaît ni bonne, ni mauvaise, ni souhaitable, ni à proscrire. Une confusion qui s’explique aisément…

Pour les autorités de santé, déclarer la cigarette électronique dangereuse, ce serait risquer de faire refluer vers la cigarette classique roulée avec du tabac un grand nombre de « vapoteurs » qui se contentent désormais d’inhaler la vapeur parfumée d’une cigarette à recharge…

Contrairement à la cigarette classique, l’e-cigarette ne contient ni tabac, ni goudrons, ni monoxyde de carbone. Dans ce contexte, « on peut recommander aux médecins de ne pas dissuader ceux qui vapotent, en leur disant que cela doit être temporaire et que ce soit dans l’idée d’arrêter complètement ». Mais ils ne doivent pas inciter à le faire, car il n’y a pas de données sur les risques, martèle la HAS, qui préconise d’engager des études de bonne qualité.

« Nous n’avons pas assez de données scientifiques sur son efficacité et son innocuité », indique Cédric Grouchka, membre du collège de la HAS. Quant à sa dangerosité, « les études montrent qu’il existe des substances toxiques dans les vapeurs d’e-cigarettes, mais les avis convergent pour dire que les toxiques présents sont en quantité extrêmement moins forte, de 9 à 450 fois moins élevée que dans la vapeur de cigarettes classiques », poursuit Cédric Grouchka.

Impossible donc de dire aujourd’hui que cette cigarette « moins nocive » serait sans risque pour autant. Le premier risque étant celui d’une accoutumance induisant une consommation plus fréquente, à la fois en raison d’un coût moins élevé, et d’une perception moindre du danger encouru. On hésite à garder 24h/24 une cigarette aux lèvres… Mais non à porter sans cesse à sa bouche ce petit objet technique… La pratique pourrait être plus addictive encore…

Donc à ce stade les médecins s’interrogent.. Bonne ou mauvaise chose? Ils laissent finalement la mode, et le temps, en décider…