La boxe française se transforme en pugilat

Le nouveau champion du monde de boxe française, le Mauricien Mario Bienvenu, a été suspendu par sa fédération pour avoir participé, le week-end dernier à Bruxelles, aux Championnats du monde. L’athlète n’aurait pas eu l’aval de sa hiérarchie pour son déplacement.

 » Bienvenue chez les fous ! Au prochain Bêtisier du Sport, il ne faudra surtout pas oublier d’accorder une place de choix aux dirigeants de la Fédération mauricienne de boxe française « , s’indigne le quotidien L’Express.  » La boxe française mauricienne entrera peut-être dans le Guinness book of records comme la première fédération au monde à s’être opposée à la participation de ses tireurs à un championnat du monde et mieux encore à imposer une sanction de deux ans à un champion du monde issu de ses rangs de même qu’aux trois médaillés de bronze et à l’entraîneur qui a contribué à ce succès « , surenchérit Le Mauricien.

A l’origine de cette polémique qui tourne au drame national, la suspension de Mario Bienvenu par sa fédération pour avoir participé aux Championnats du monde sans le feu vert de sa hiérarchie. Mais l’athlète est devenu champion du monde, prenant à défaut la décision de la Fédération mauricienne de boxe française.

Le champion n’aurait pas dû participer

 » C’est inimaginable. Alors que j’attends une reconnaissance de mon pays à qui j’ai fait honneur, j’apprends que je suis suspendu. J’ai dû emprunter pour payer mon billet et effectuer ainsi le déplacement. Il est vraiment dommage que notre fédération ait tout tenté pour nous empêcher de participer à cette compétition. Pourquoi nous entraîner alors ? Pour disputer des compétitions de moindre importance ?  » s’interroge douloureusement le nouveau champion du monde.

Sur le plan purement sportif, l’athlète mauricien est entré, à 38 ans, dans la légende en devenant le premier Mauricien à gravir la plus haute marche du podium de la boxe française lors du premier Championnat du monde Assauts. C’était le week-end dernier à Charleroi, en Belgique. Une victoire qui n’a pas été du goût de la Fédération mauricienne de boxe française qui préfère la discipline aux titres internationaux.