La Black Fashion Week « prend le pouls » de l’Amérique à Montréal

La Black Fashion Week débarque à Montréal du 15 au 17 mai. Ce grand rendez-vous de la mode initié à Dakar, au Sénégal par Adama Ndiaye, créatrice de la marque Adama Paris, poursuit son tour du monde après avoir posé ses valises à Paris en automne dernier. Cette semaine, c’est donc dans la ville la plus multiculturelle de Québec que la styliste sénégalaise vient promouvoir la « mode noire ». Entretien avec Adama Ndiaye.

Beautés d’Afrik : Avez-vous un thème pour la version montréalaise de la Black Fashion Week ?

Adama Ndiaye :
Mes défilés n’ont jamais de thème. En tant que designer, je n’aime pas ça. Je veux que les designers qui participent à mon événement laissent libre court à leur créativité, c’est pourquoi on ne leur impose aucun thème et généralement on n’est pas déçu. Mon objectif est avant tout de promouvoir leur travail.

Beautés d’Afrik : Après Paris, pourquoi Montréal surtout que ce n’est pas une ville très connue pour la mode ?

Adama Ndiaye :
Nous avons fait Paris, capitale de la mode, et après on fera les Etats-Unis et le Brésil. Montréal est donc une étape stratégique parce qu’entre autres, c’est une ville bilingue ou les gens s’expriment autant en français qu’en anglais. Avec Montréal, il s’agit donc de prendre un peu le pouls du monde anglophone avant les ÉtatsUnis, et en tant que francophone c’est plus facile pour nous ici en Amérique. Montréal a aussi l’avantage d’être une ville multiculturelle.

Beautés d’Afrik : Comment trouvez-vous le style de Montréalais/es ?

Adama Ndiaye :
J’étais assez étonné de voir que les gens s’habillent très simplement sans chichi. On voit vraiment que la mode n’est pas une priorité. C’est surement dû au fait qu’il fait souvent très froid. Ils préfèrent privilégier le confort à l’élégance. Pour autant, j’aime ce côté cool.

Beautés d’Afrik : Qui sont les stylistes présents ? Comment ont-ils été chosis ?

Adama Ndiaye :
La sélection se fait par candidature. Les stylistes envoient leur dossier de candidature avec leur modèle et on choisit les meilleurs. Pour Montréal, on a douze designers. Nous avions prévu plus mais malheureusement certains n’ont pas eu leur visa. Nos stylistes viennent du monde entier. Tous les stylites et designers qui désirent se faire connaître sur la scène québécoise sont les bienvenus. Nos seuls exigences : qualité et créativité.

Beautés d’Afrik : Prochaine étape de vos aventures ?

Adama Ndiaye :
On refait Paris en octobre et après on va à Baya, ville noire du Brésil en novembre, avant d’enchaîner avec Genève à la fin de l’année.