La banque des pays d’Afrique centrale veut lutter contre l’argent sale

La Banque des Etats de l’Afrique centrale organise un sommet contre le blanchiment de l’argent sale. Un must dans une région minée par la corruption.

Les officiels et experts financiers de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) se réunissent le 14 novembre en son siège camerounais au cours d’un sommet destiné à lutter contre le blanchiment d’argent.  » C’est un fléau et un vrai, surtout depuis que le blanchiment d’argent sale, particulièrement en Afrique centrale, donne lieu à des réseaux toujours plus sophistiqués. (…) La BEAC, en tant qu’expert financier en Afrique centrale, a le devoir d’apporter sa contribution dans sa lutte contre ce phénomène « , a affirmé le gouverneur de la Banque des Etats d’Afrique centrale, Jean Felix Mamalepot.

Détournements de fonds

Les experts invités au forum n’ont pas laissé passer l’occasion de dire que l’argent sale n’est pas seulement une question de financement illicite en lien avec le trafic de drogue et les activités criminelles de même ordre, mais surtout un problème de détournement de fonds par les dirigeants des pays africains qui enrichissent des comptes privés des banques occidentales.

Les six pays membres de la BEAC, le Cameroun, la Centrafrique, le Tchad, le Congo, le Gabon et la Guinée équatoriale, sont parmi les pays en tête de liste des nations corrompues dans les classements annuels établis par Transparency International.

Cet été, un précédent colloque sur la corruption animé par cet organisme indépendant, avait été purement et simplement interdit par un préfet camerounais.