La 1ère e-bank kenyane

Le Kenya s’essaie dans la banque en ligne. Africa online, le fournisseur d’accès africain et la banque britannique Barclays testent le premier système d’e-banking dans le pays. Objectif : développer le commerce électronique.

Une expérience pilote de banque en ligne a été mise en place au Kenya par le fournisseur d’accès Africa Online et la banque britannique Barclays. L’initiative vise à développer le commerce électronique dans le pays.

Le principe est tout simple, 20 000 clients utiliseront la carte prévue à cet effet, la  » Smartcard « , pour effectuer des opérations en ligne, directement sur leur compte. Le nombre d’utilisateurs étant encore très faible en Afrique, Africa Online et Barclays attendent seulement trois cents transactions par jour pour ce premier test. Ils investiront pour ce faire, 400 000 dollars pour trois télécabines publiques à Nairobi.

Profit commun et risques

Le partenariat entre le banquier et le fournisseur d’accès devrait profiter à chacun d’entre eux. Barclays – qui compte un million de clients dans une douzaine de pays africains – devrait prendre de l’avance sur ses concurrents, peu nombreux sur le continent dans le domaine de la banque électronique. Quant à Africa Online – qui compte entre 60 900 et 80 000 abonnés en Afrique – il profitera des achats effectués par les détenteurs de la  » Smartcard  » dans ses nombreuses boutiques en ligne.

Cependant, les Africains restent encore frileux face à ce nouveau système d’opérations. Comme en témoignent les timides expériences marocaine et sud-africaine, pays où l’e-banking existe déjà.

Les banques en ligne sont souvent confrontées à des problèmes de sécurité. Dans tous les pays où elles se sont implantées, les clients ont eu à faire face à moult tracas. C’est le cas, en France de la SSII Atos, prise en défaut par Kitetoa (une équipe qui piste les serveurs web mal protégés), car tous ses identifiants et mots de passe étaient accessibles avec un simple navigateur.

En août dernier, la vénérable Barclays elle-même avait été obligée de fermer son service en ligne durant quelques heures, après que certains clients eurent accès aux détails d’autres comptes que les leurs.

Tous ces risques ne sont pas pour rassurer les utilisateurs et font que les banques deviennent de plus en plus vigilantes dès qu’il est question d’e-banking. Il n’empêche que si l’expérience kenyane s’avère concluante, d’autres pays africains suivront. La Barclays envisage, en effet, de s’implanter, notamment, en Afrique australe et dans quelques pays d’Afrique de l’Ouest.

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