L’Union européenne vient en aide aux nécessiteux centrafricains

La société Saint Vincent de Paul est une organisation de l’Eglise catholique qui œuvre auprès des personnes démunies, notamment grâce à un soutien financier de l’Union européenne. Depuis plus de cinq ans, cette société opte non pas pour l’assistance de ces personnes, mais pour la formation de ces dernières à mener des activités génératrices de revenus pour elles-mêmes et contribuer ainsi au développement de la RCA.

(De notre correspondant)

Si la République centrafricaine lance effectivement son émergence économique, cela ne saurait se réaliser sans le concours des institutions parapubliques, privées, etc. La société Saint Vincent de Paul, cette organisation de l’Eglise catholique œuvrant au chevet des nécessiteux, vient d’orienter sa politique d’assistance vers un processus de développement global du pays. En effet, l’ancien bureau de la société présidé par Mme Jeanne Lucie Lacot a initié un projet financé par l’Union européenne pour renforcer les capacités de ses structures de base pour une prise en charge durable des pauvres. Il s’agit en fait d’emmener les nécessiteux à exercer les petites activités génératrices de revenus pour leur auto-prise en charge.

La mise en œuvre du projet qui a débuté en 2012 prévoit dans un premier temps, une vaste campagne de sensibilisation et de formation auprès des acteurs des conseils centraux des provinces retenues, à savoir Alindao, Bangassou, Bossangoa, Bouar et Kaga-Bandoro. Cette campagne avait permis aux confrères et consœurs de Saint Vincent de Paul de s’imprégner de la nouvelle vision de leur société. La seconde phase de ce projet concerne le renforcement des capacités des cadres de la société qui ont été sensibilisés en 2010. Il s’agit en fait d’une session de partage d’expériences et de formation dans les domaines de la formulation des projets, de la planification et du suivi des activités, ainsi que de la gestion des ressources pour permettre aux bénéficiaires de créer et développer des activités génératrices de revenus. Et la formation lancée du 29 octobre au 4 novembre s’inscrit dans la suite logique de la mise en œuvre de ce projet. Il sera question de renforcer les capacités et les compétences techniques des participants à formuler des projets cohérents pouvant contribuer à la mobilisation des ressources internes et externes ; pouvoir planifier et suivre les activités du projet ; et parvenir à une meilleure gestion des ressources des projets locaux.

Avant d’ouvrir cet atelier de formation, la coordinatrice du projet, Jeanne Lucie Lacot a déclaré aux 30 participants que c’est « une occasion de vous familiariser aux thématiques clés et aux modules pertinents qui vous permettront de formuler des projets cohérents pouvant contribuer à une mobilisation accrue des ressources internes et externes pour l’émancipation de vos conseils en particulier et de la société Saint Vincent de Paul en général ».