L’UNESCO et le HCR commémorent la Journée de l’enfant africain

Le Bureau de l’UNESCO au Sénégal, en collaboration avec l’agence des Nations unies pour les réfugiés, le HCR, a commémoré, samedi, la Journée de l’enfant africain à l’occasion d’une cérémonie qui a mis en exergue les défis auxquels sont confrontés les futurs leaders du continent en proie à des conflits sans fin.

L’évènement, qui s’est déroulé à la Maison de la Culture Douta Seck, a réuni plus de 200 enfants réfugiés et leurs parents en provenance de huit pays africains -le Burundi, la République démocratique du Congo, la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Liberia, la Mauritanie, le Rwanda et la Sierra Leone.

Les réfugiés ont également été rejoints par d’autres enfants que leurs parents ont fait venir pour se familiariser avec leurs homologues moins privilégiés.

Le thème des dicours prononcés à cette occasion par l’UNESCO, le HCR et les représentants des réfugiés ont essentiellement porté sur la situation des enfants déplacés qui, à l’instar des femmes, subissent le plus dur des conflits sévissant en Afrique.

Il y a également eu des communications et représentations spéciales, dont des dances, chansons, récitations et sketches par les enfants réfugiés, principalement axés sur la tolérance, la bonne santé, la protection de l’environnement, des messages de lutte contre la drogue et les droits des enfants.

Mme Magna Zormelo, du centre de documentation de l’UNESCO à Dakar, qui comporte un rayon pour enfants (Kiddies corner), a dit que l’évènement du samedi faisait partie intégrante des activités en cours visant à mettre en exergue la situation des enfants, surtout les réfugiés et à définir la manière de « former les enfants, nos futurs leaders, de façon à en faire des adultes responsables épris de paix et tolérants ».

« Par la lecture, les contes, la thérapie de l’art (peinture, dessin et théâtre), consacrés à des thèmes spécifiques comme la santé, l’environnement et la citoyenneté, le rayon des enfants (Kiddies corner) cherche à promouvoir et à créer le dialogue entre les enfants agés de 6 à 12 ans venus de différents pays », a-t-elle dit.

« Nos enfants ont deux grand’mères – Dr Lalla Aïcha Ben Barka, la représentante de l’UNESCO et la directrice du bureau régional de l’UNESCO pour l’Afrique, Mme Roseline Idowu, représentante régionale du HCR/Dakar », a souligné Mme Zormelo.

Selon elle, le 9 mai 2007, le centre de documentation de l’UNESCO a enregistré 78 enfants réfugiés venus du Burundi, de la République démocratique du Congo, de la Guinée, de la Côte d’Ivoire, du Liberia, de la Mauritanie, du Rwanda et de la Sierra Leone, résidents à Dakar.

« Nous sommes d’avis qu’inculquer aux enfants la notion de citoyenneté responsable les rendrait davantage conscients des défis auxquels la société d’aujourd’hui est confrontée et la manière de les relever par la tolérance et, partant, de bâtir une société de paix », a-t-elle souligné.

Dans leurs discours, Edith Audridge, le présidente de la communauté des femmes réfugiées et Mohamed Ville, le président de la communauté des réfugiés au Sénégal, ont tous souligné la nécessité pour l’Afrique d’éduquer les familles, surtout les enfants sur la base de l’amour et de leur attitude positive envers la vie.

« Les enfants vont vers le sensationnel et ne s’attardent que là où l’amour règne. Lorsque nos enfants sont confrontés à des difficultés comme les sévices sexuels, l’avortement des mères, la traite des enfants, entre autres, il appartient à la société d’en rechercher les causes et de remédier à la situation au lieu de se limiter à condamner l’action », a dit Mohamed Ville.

Il a insité sur la nécessité de donner aux enfants une bonne éducation afin de leur ouvrir les voies de l’avenir.

La commémoration, soutenue par le ministère sénégalais de l’Education et l’UNICEF, ainsi que Oxfam/USA et TotalFinaElf, a été couronnée par un déjeuner offert en l’honneur des enfants et de leurs parents.