L’UE sommée de soutenir la France dans ses interventions militaires extérieures

Le parti socialiste au pouvoir en France a exhorté, lundi, l’Union Européenne à suppléer l’armée française dans ses différentes interventions extérieures qui défendent les « valeurs européennes ».

Le porte-parole du parti socialiste, Olivier Faure, a appelé lundi l’Union Européenne (UE) à suppléer l’armée française dans ses différentes interventions extérieurs. Il faut que « la France ne soit pas seule dans ces combats-là », a-t-il plaidé au micro de la radio RTL. « Elle a été souvent à l’avant-garde, elle protège les valeurs de l’Europe, il est logique que les Européens viennent aussi en relais », précise-t-il alors qu’il était interrogé sur l’éventualité d’une intervention française en Irak, qui sera uniquement humanitaire.

« Contre le terrorisme à travers le monde »

Cet élu du parti au pouvoir en France a critiqué les restrictions budgétaires en matière de déficit que l’UE impose à ses pays membres, et qui prend en compte les dépenses militaires. « La France, alors qu’elle intervient, voit ses dépenses militaires imputées sur les fameux 3% qu’elle doit respecter pour le déficit. Il y a un double manquement de l’Europe. A la fois quand elle n’intervient pas, et en même temps quand elle exige de la France des déficits qui n’intègrent pas le fait que la France se bat pour les valeurs européennes contre le terrorisme à travers le monde », a ajouté le porte-parole du parti socialiste.

La France avait incité l’Union Européenne à envoyer des moyens humains et matériels pour aider l’armée française, notamment au Mali et en Centrafrique, sans être entendue. Les effectifs de l’UE restent presque insignifiants dans le premier pays cité où 200 militaires s’occupent de la formation de l’armée malienne, 150 soldats sont chargés de la protection du personnel et 150 occupent des fonctions de commandement. En Centrafrique, ce sont 1 000 soldats de l’institution qui sont déployés sur place.