L’ouverture économique de l’Algérie est en route

Une hirondelle ne fait pas le printemps, mais de nombreux signaux convergent désormais : Eddy Boutmans, nouveau secrétaire d’Etat à la coopération du gouvernement belge, a fait connaître le 6 mai dernier l’inscription de l’Algérie parmi les vingt-cinq pays destinataires des investissements belges.

Aux yeux des autorités belges, la prise de pouvoir par les islamistes à Alger est une perspective définitivement écartée, et l’apparition de nouveaux investisseurs, en particulier américains, dans un pays à fort potentiel de développement laisse à penser qu’il est temps, pour les Belges, de participer à cette reprise. Autre raison avancée par les autorités belges : l’Algérie est un pays très largement francophone et cette circonstance facilite l’établissement de bonnes relations économiques.

Cette dernière remarque devrait logiquement toucher aussi les investisseurs français, qui tardent encore à revenir en Algérie, malgré les efforts faits par le gouvernement d’Abdelaziz Bouteflika en direction de Paris. La visite, en juin, du Président de la République algérienne à Paris devrait être l’occasion de dépasser les dernières réticences et de donner à la coopération économique entre les deux rives de la Méditerranée une nouvelle impulsion.

L’ensemble de ces évolutions rendent encore plus naturelle et nécessaire l’adhésion de l’Algérie à l’O.M.C. et la conclusion d’un accord d’association avec l’Union Européenne dont le Maroc et la Tunisie profitent déjà. Même si l’accord d’association de l’Union Européenne avec l’Algérie devait se faire dans des termes comparables, il est temps de dépasser les restrictions d’amour-propre et d’accepter les réalités économiques…

Il est clair que l’ensemble des investisseurs internationaux se sentiront plus à l’aise pour revenir en Algérie si ces quelques préalables diplomatiques sont levés… Raison pour laquelle les négociations bilatérales et multilatérales ne peuvent plus être différées !