L’Ouganda pour un contrôle plus strict de la production de café

Le cinquième producteur mondial veut enrayer la chute des cours du café. Kampala tentera de convaincre ses partenaires, dans une semaine à Londres.

L’Ouganda tentera, les 8 et 9 mai prochains à Londres au cours de la réunion mensuelle de l’Association des pays producteurs de café (ACPC), de convaincre ses partenaires de réduire leurs livraisons mondiales de café. Les cours mondiaux du café sont actuellement à leur plus bas depuis 1993. Dans de nombreux pays producteurs, les prix de vente des baies de café ne couvriraient plus les charges de production. Selon Kampala, la raison en est que les deux principaux producteurs, le Brésil et le Vietnam, ne parviennent pas à contrôler le volume de leur production. Dans les autres pays producteurs, les livraisons à l’exportation demeurent stables.

Le secrétaire de l’Autorité ougandaise de développement du café (UCDA), William Naggagga, a commenté devant l’AFP la décision de son pays :  » Nous avons l’espoir que, cette fois-ci, les plus grands producteurs pensent vraiment ce qu’ils disent de la nécessité de contrôler la production. «  Kampala entend déterminer la semaine prochaine si un engagement collectif est possible de la part des Etats-membres de l’ACPC.

Penser ce qu’on dit

L’Ouganda défendra à Londres le principe de volumes-seuils, au delà desquels se déclencherait un mécanisme de limitation des livraisons. Le pays plaidera également en faveur de procédures de contrôles plus efficaces, mise en oeuvre par les producteurs eux-mêmes.

Cinquième producteur mondial de café, l’Ouganda tire 60 % des revenus de son commerce extérieur de cette production.