L’Ouganda et la Tanzanie pour la construction d’un oléoduc

Le Président ougandais, Yoweri Museveni et son homologue tanzanien John Magufuli

Dans un partenariat gagnant-gagnant, la Tanzanie et l’Ouganda viennent de signer, ce dimanche, un accord ouvrant la voie à la construction d’un oléoduc de pétrole brut, reliant les champs pétrolifères ougandais au port tanzanien de Tanga, a déclaré un porte-parole du gouvernement tanzanien.

Après la découverte de réserves de pétrole, en 2006, l’Ouganda a désormais besoin de l’oléoduc de pétrole brut est-africain prévu de 1 445 km, pour démarrer la production commerciale. L’oléoduc coûterait 3,5 milliards de dollars, selon les deux gouvernements. Porte-parole du gouvernement tanzanien, Hassan Abassi, a déclaré sur Twitter que 80% du pipeline passerait par la Tanzanie.

La Tanzanie devrait amonceler plus de 3,24 milliards de dollars et créera également plus de 18 000 emplois au cours des 25 prochaines années, ou plus, lorsque le projet sera en place, a ajouté Hassan Abassi, après la cérémonie de signature en présence du Président tanzanien John Magufuli et de son homologue ougandais, Yoweri Museveni, à Chato, au nord-ouest de la Tanzanie.

Pour l’heure, l’Ouganda n’a pas encore donné de date pour le début de la construction du gazoduc, mais avait déclaré, l’année dernière, qu’une fois la construction commencée, il faudrait entre 2 et demi, voir 3 ans. En revanche, cet accord sur la construction de l’oléoduc intervient quelques jours après que la compagnie pétrolière française Total, a déclaré qu’elle avait conclu un accord avec l’Ouganda, protégeant ses droits et obligations dans la construction et l’exploitation du pipeline, connu sous le nom d’accord du gouvernement hôte.

Par ailleurs, Total est le principal actionnaire des champs pétrolifères ougandais, après avoir accepté, en avril, de racheter la totalité de la participation de Tullow Oil dans les gisements terrestres à travers le pays, détenus conjointement pour 575 millions de dollars. Les représentants de Tullow Oil avaient déclaré, la semaine dernière, qu’ils avaient la certitude de finaliser la vente au quatrième trimestre de cette année. À noter que l’autre partenaire du projet de 230 000 barils par jour est le CNOOC de la Chine.