L’opposition manifeste contre la prolongation du mandat de Gbagbo

Les jeunes du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) ont répondu, dimanche, à l’appel de leurs leaders et se sont retrouvés massivement dans un stade d’un quartier populaire d’Abidjan, pour dire « non » à la prolongation du mandat du président Laurent Gbagbo dont ils réclament le départ.

Abidjan, Côte d’Ivoire (PANA)-

Malgré un impressionnant déploiement des Forces de défense et de sécurité (FDS), pour prévenir une éventuelle violence, quelque 6.000 personnes se sont réunies dans le cadre d’un meeting de l’opposition pour marquer « véritablement la fin de mandat de Laurent Gbagbo ».

« Laurent Gbagbo n’est plus président, c’est pourquoi nous sommes rassemblés ce dimanche », « Gbagbo Laurent n’a pas pu organiser les élections en cinq ans, ce n’est pas en 12 mois qu’il pourra le faire, il doit donc partir », lançaient des jeunes, membres du comité d’organisation.

Selon la radio de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI-FM), d’autres manifestations étaient organisées dans le Nord, notamment à Bouaké et Korhogo et dans l’Ouest, sous contrôle des Forces nouvelles, où des milliers de personnes ont défilé dans les rues pour protester contre la prolongation du mandat de Laurent Gbagbo.

« Le 30 octobre à minuit, nous prendront nos responsabilités », avait affirmé le secrétaire général des Forces nouvelles, Guillaume Soro, quelques jours auparavant.

L’opposition, qui avait demandé à ses ministres de suspendre leurs activités au conseil des ministres depuis le 26 octobre, a affirmé aussi qu’elle ne reconnaîtrait plus l’autorité de Gbagbo après le 30 octobre.

« Laurent Gbagbo n’est plus le chef suprême de l’armée et ainsi il n’a plus d’ordre à donner à l’armée », a affirmé vendredi le président du RHDP, Alphonse Djédjé Mady.

Quelque 300 manifestants issus de l’opposition, qui ont tenté de se rendre à la résidence du président ivoirien Laurent Gbagbo, à Cocody, après le meetin, ont été dispersés par les Forces de l’ordre qui ont tiré en l’air des balles réelles et lancé des grenades lacrymogènes, a constaté la PANA sur place.