L’ONU promet d’aider les pays en développement face à la crise

L’ONU a promis d’aider les pays en développement les plus pauvres et les plus vulnérables à faire face à la crise financière mondiale, indique un communiqué publié samedi à New York.

« La crise à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui aura un impact sur tous les pays, qu’ils soient développés ou en développement, mais ses répercussions les plus sérieuses seront surtout ressenties par ceux qui en sont le moins responsable, les démunis des pays en développement », souligne le communiqué publié à l’issue d’une réunion du Conseil des chefs de secrétariat des organismes des Nations unies pour la coordination (CCS), qui s’est tenue vendredi, au siège de l’organisme, à New York.

Le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, le directeur général du Bureau international du travail (BIT), Juan Somavia, et le directeur général de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), Pascal Lamy, ont également participé à la réunion.

La réunion a été convoquée pour « procéder à une large évaluation de la crise mondiale en cours qui sévit sur les marchés financiers et de la menace de récession qui pèse sur l’économie mondiale et pose de sérieux risques pour les populations, les familles et les communautés du monde entier ».

Pour sa part, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, qui a présidé la réunion, a déclaré que « les hausses et l’instabilité des prix des produits de base, en particulier de l’énergie et de l’alimentation, ont provoqué des souffrances considérables et fait baisser le niveau de vie et d’alimentation des pays pauvres ».

« La crise financière, la menace d’une récession mondiale et l’importante instabilité des prix des produits de base menacent les fondements de la mondialisation qui sous-tendait la croissance mondiale», a-t-il ajouté.

M. Ki-moon a souligné que les nouvelles pressions protectionnistes et la contraction du crédit pourraient exacerber et approfondir la récession mondiale, ajoutant qu’il avait reconnu, au cours de la réunion, que les Nations unies devaient agir de manière coordonnée.

Il a exprimé l’engagement total des Nations unies à soutenir la communauté internationale et à jouer pleinement son rôle en combattant et en amortissant les répercussions négatives de cette crise dans le monde entier.

Il a estimé que des actions «immédiates» devaient être prises pour protéger les populations, les emplois, les abris et les moyens d’existence.

Le secrétaire général de l’ONU a également exhorté tous les Etats à réaffirmer et à renforcer leurs engagements et promesses en faveur du développement de l’aide humanitaire.

« Du fait de la crise actuelle, l’aide publique au développement (APD) est devenue encore plus importante pour les pays en développement pauvres confrontés à des difficultés financières, à la raréfaction des liquidités et à des positions marquées par l’aggravation du déséquilibre de la balance des paiements », a-t-il poursuivi. Le communiqué indique que les échecs du marché et des efforts de régulation qui ont provoqué cette crise devaient être pris en charge de toute urgence.

« Le CCS jouera un rôle de leadership au sein des institutions multilatérales afin de garantir une réponse coordonnée et complète dans les domaines du commerce, du développement, de l’emploi, de la finance, de l’aide humanitaire, de l’environnement et de la protection des biens et normes internationaux pour contribuer à l’instauration d’une mondialisation juste et durable », ajoute le communiqué.

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