L’ONU commémore le souvenir des victimes de la traite transatlantique

A l’occasion de la Journée internationale du souvenir des victimes de l’esclavage et la traite transatlantique, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a rappelé que les pratiques esclavagistes perdurent comme le trafic d’êtres humains ou l’exploitation des enfants.

« La traite transatlantique des esclaves a infligé d’immenses souffrances à des millions de victimes innocentes pendant quatre siècles, ce qui en fait une des tragédies de l’histoire humaine qui a sévi le plus longtemps et à la plus grande échelle. Bien que l’esclavage légalisé ait été aboli depuis longtemps, les pratiques esclavagistes perdurent, sous la forme de servitude pour dettes, d’esclavage domestique, de mariages précoces ou forcés, de vente d’épouses et de traite d’enfants », a déclaré Ban Ki-moon dans un message pour cette Journée internationale.

De nombreuses études ont été consacrées au sujet de la traite transatlantique, notamment dans le cadre des activités de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

« Il reste néanmoins beaucoup à apprendre sur les millions d’Africains qui ont été déracinés et maltraités, sur les mauvais traitements infligés à leurs descendants et sur les conséquences de ces pratiques, qui se font encore sentir aujourd’hui. C’est pourquoi cette année le thème de la Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves est ‘Héritage vivant de 30 millions d’histoires inédites’ », a-t-il ajouté.
Le 17 décembre 2007, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé qu’à partir de 2008, le 25 mars serait chaque année la Journée internationale de célébration du bicentenaire de l’abolition de la traite transatlantique des esclaves.

Pour Ban Ki-moon, en « étudiant l’esclavage, nous contribuons à nous prémunir contre les instincts les plus vils de l’humanité » et « en examinant les préjugés et les croyances dominantes qui ont permis à cette pratique de se développer, nous sensibilisons aux dangers du racisme et de la haine, toujours présents ».

L’objectif de cette Journée est d’honorer la mémoire de ceux qui ont perdu la vie à cause de l’esclavage et de ceux qui ont subi les horreurs de la traversée du milieu et ont lutté pour obtenir leur liberté. C’est également une journée consacrée à l’examen des causes, des conséquences, et des enseignements de la traite transatlantique des esclaves en vue de sensibiliser le public aux dangers du racisme et des préjugés.

« Cette journée nous oblige à regarder en face ce qu’il y a de pire en l’homme, mais elle nous invite aussi à honorer ce qu’il y a de meilleur en lui, à travers ceux qui, hier comme aujourd’hui, se sont opposés à l’esclavage : les esclaves courageux qui se sont insurgés au péril de leur vie, les abolitionnistes qui ont dénoncé le statu quo, les militants d’aujourd’hui qui luttent contre l’intolérance et l’injustice. Illustres ou inconnus, ces héros prouvent que la quête de la dignité humaine est le plus beau combat qui soit », a dit le Chef de l’ONU.

« En cette journée internationale, inspirons-nous de cette vérité. Rappelons-nous toutes les victimes de la traite transatlantique des esclaves et de l’esclavage moderne, et engageons-nous à éliminer ces pratiques une fois pour toutes », a-t-il conclu.

Le Secrétaire général de l’ONU a participé à une cérémonie au siège des Naitions Unies à New York pour commémorer cette journée. Le Président de l’Assemblée générale de l’ONU, Joseph Deiss, y participait également.